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Au Mali, trouver un chez soi relève du parcours de combattant. Les Maliens en ont fait une priorité. Tous les sites sont bons pour s’octroyer une parcelle. Dans cette course de posséder une maison et vu la folie des autorités décentralisées chargées du domaine domanial de faire de bonnes affaires, les cours d’eaux ne sont plus épargnés.

Les lits des fleuves sont de plus en plus convoités. Et pourtant, les textes interdisent aux particuliers d’occuper anarchiquement ces lieux à grand risque. Mais la plupart des occupants ont soit des autorisations des autorités municipales, soit des lettres d’attribution en bonne et due forme délivrée par l’autorité compétente.

Un autre groupe d’occupants existe dans ce milieu. Ce sont ceux qui n’ont ni autorisation ni lettre, mais qui se disent qu’en occupant des lots ils ne peuvent pas sortir bredouilles en cas de réhabilitation.

Sachant bien que l’eau ne laisse pas son cours d’eau, des inondations sont signalées chaque année dans ces zones occupées. L’eau de pluie a du mal à poursuivre son cours normal. Conséquences : des maisons s’écroulent emportant vivres et d’autres biens. La dernière en date a été l’inondation signalée à Lafiabougou-Taliko où la pluie a fait des dégâts importants.

Le gouverneur du district a fait une sortie et affirmé que les occupants seront recasés en attendant de voir clair. Cependant, ce qu’Ibrahim Féfé Koné oublie c’est que ce sont les mêmes autorités qui ont fermé les yeux sur l’occupation illicite des espaces.


Résultats:

Lles lits des fleuves ne sont plus épargnés. A Kabala, dans la Commune de Kalaban Coro derrière le Centre sportif d’élite Ousmane Traoré, des opérateurs économiques occupent un très grand espace du lit du fleuve. En cette saison des hautes eaux, l’eau a débordé de son lit submergeant le mur de la clôture de Djigué, un opérateur économique de la place.

Avant que ces opérateurs ne fassent des investissements, les autorités doivent se lever et empêcher des constructions à ce niveau et qui peuvent occasionner des dégâts.

Amadou Sidibé

28 Août 2008