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La nation tout entière a rendu hommage hier au ministre de l’Education nationale, le Pr. Mamadou Lamine Traoré, 60 ans, décédé samedi soir à la Clinique Pasteur après une lutte épique contre la maladie.

Lundi après-midi, le président de la République a présidé sur l’esplanade du Centre international des conférences de Bamako (CICB) les obsèques nationales de celui qui fut pendant cinq ans son ministre de l’Education nationale. Le chef de l’Etat, en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, l’a élevé à la dignité du commandeur de l’Ordre national à titre posthume.

Le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions de la République, des leaders de partis politiques, des représentants du corps diplomatique, des parents, sympathisants, amis, condisciples et connaissances éplorés ont assisté à la levée du corps du Pr. Traoré, éminent philosophe et acteur de premier plan de la révolution démocratique de mars 1991.

Né en 1947 à Bamako, Mala, pour les intimes, a été membre fondateur de l’Adéma/Association, puis de l’Adéma/PASJ, du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) et ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation dans le premier gouvernement formé par Alpha Oumar Konaré après le 8 juin 1992.

C’est à la suite de divergences qu’il a claqué la porte de l’Adéma (alors parti au pouvoir) en 1994 pour créer la même année le Mouvement pour l’indépendance, la renaissance et l’intégration africaine (Miria, opposition).

Après avoir battu campagne pour ATT en 2002, il s’est vu attribuer le portefeuille de l’Education nationale qu’il a dû gérer comme il pouvait. Le Premier ministre, qui a lu l’oraison funèbre, est revenu sur le parcours politique du défunt, son patriotisme et sa dédicace au travail bien fait. « Professeur, l’heure de nous quitter est arrivée. Nous te confions à Dieu le Tout puissant, le Clément et Miséricordieux. Qu’Allâh t’accorde son pardon. Qu’il t’accueille dans son paradis pour le repos éternel ». Les différents intervenants ont mis l’accent sur les prouesses académiques et professionnelles de Mala.

Mamadou Lamine Traoré a été porté en terre aux environs de 17 h au cimetière d’Hamdallaye sous la sonnerie aux morts de la Garde nationale.

La mort est parfois inattendue mais toujours inexorable. Dors dans la paix du Seigneur professeur,

Amen !

24 juillet 2007.