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Le président américain, Barack Obama, a profité de sa visite en Turquie, lundi 6 avril, pour rappeler les grandes lignes de sa politique à l’égard de l’Islam en général et du monde arabe en particulier. Lors d’un discours au Parlement turc, il a donné le ton, affirmant d’emblée : « Les Etats-Unis ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l’Islam. » Il a ensuite évoqué le conflit israélo-palestinien, rappelant que le processus d’Annapolis et la feuille de route constituent la voie d’une paix au Proche-Orient.

jpg_obama.jpg« Permettez-moi d’être clair : les Etats-Unis soutiennent fermement l’objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, coexistant dans la paix et la sécurité« , a déclaré le chef de l’Etat américain. Ses propos font suite au reniement la semaine dernière par le nouveau chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, de la promesse faite à Annapolis en novembre 2007 d’œuvrer à la création d’un Etat palestinien.

Au cours de cette intervention, Barack Obama a également adressé un message à l’Iran. Il a appelé le gouvernement iranien à choisir entre l’arme nucléaire et un avenir meilleur pour son peuple. « J’ai clairement fait savoir au peuple et aux dirigeants de la République islamique que les Etats-Unis recherchent une relation fondée sur les intérêts et le respect mutuels », a-t-il souligné dans un discours devant les députés turcs. « Maintenant, les dirigeants iraniens doivent choisir s’il veulent construire une arme ou bâtir un avenir meilleur pour leur peuple », a-t-il dit.

Concernant les relations entre son pays et la Turquie, le président américain a déclaré qu’il souhaitait renforcer les liens déjà « solides » entre les deux Etats. « Nous avons constaté une amélioration constante des relations américano-turques », en dépit d’un refroidissement en 2003 dû à l’opposition de la Turquie à la guerre en Irak, a déclaré M. Obama. « Je ne pense pas qu’elles [les relations bilatérales] se sont jamais détériorées au point que nous ne soyons plus amis ou alliés. Ce que j’espère, c’est bâtir sur ce qui est une base déjà solide », a-t-il dit, ajoutant qu’il était favorable à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Barack Obama a aussi appelé au dialogue entre la Turquie et l’Arménie. Il a assuré que ce dialogue « pourrait très vite porter ses fruits » vers une normalisation des relations entre les deux pays. Répondant à une question, M. Obama a fait comprendre qu’il n’a pas changé d’avis sur la réalité du génocide arménien, mais a préféré mettre l’accent sur les discussions actuelles entre la Turquie et l’Arménie.

LEMONDE.FR avec AFP | 06.04.09 | 14h07 • Mis à jour le 06.04.09 | 17h17