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La communauté musulmane du Mali a célébrée dans la nuit du samedi à dimanche, la nuit du destin appelée Laylat al-Qadr. Une nuit de pardon, d’adoration intense d’Allah. À cette occasion, beaucoup d’imams ont prêché la solidarité et la paix. Ils ont aussi prié pour la sécurité, la cohésion sociale et la santé au Mali. Toutefois les gestes barrières contre la covid-19 n’étaient pas respectés dans la plupart des mosquées.

Les mérites de « laylat al-Qadr » ou la nuit du destin ont une valeur inestimable, selon les imams. Cette nuit équivaut à 83 années et 4 mois de récompenses, expliquent-ils. Oumarou Madala Diaby, imam de la mosquée Mashid Sunna de Tiébani rappelle que « c’est dans la nuit du destin que Dieu a fait descendre le Coran sur le prophète Mohamet (PSL)». Il précise aussi que laylatoul al-qadr peut être chacune des 10 dernières nuits du mois de Ramadan.

Afin d’avoir les mérites de cette nuit, de nombreux fidèles musulmans étaient dans les mosquées la nuit du samedi à dimanche à Bamako. Objectif, suivre les prêches et prier. « Nous sommes venus pour que Dieu exauce nos vœux » expliquent certains que nous avons rencontrés sur place. Nous venons dans les mosquées toutes les 10 dernières nuits dans « l’espoir de coïncider avec la nuit bénite », indique une musulmane. « Nous sommes venus prier Dieu pour qu’il pardonne nos pêchés et nous facilite nos examens » ajoute une étudiante. Un autre musulman annonce que lui il est là « pour implorer le pardon d’Allah pour le Mali et pour ma famille et qu’Allah nous facilite la vie ».

Cependant, cette célébration intervient dans un contexte de crise sanitaire. Et dans différentes mosquées, les mesures barrières contre la Covid-19 n’étaient pas respectées. Si pour les imams, il est difficile d’appliquer ces mesures. D’autres fidèles par contre disent ne pas croire en l’existence de cette pandémie. « Quand je suis dehors, je porte le masque et je fais attention en respectant la distanciation sociale. Mais une fois à la mosquée, j’oublie la maladie. Je ne sais pourquoi ? » s’interroge une dame. Si la pandémie est ailleurs, elle n’est pas vraiment pas au Mali, balance un fidèle.

Nuit du destin ou encore nuit des mariages

A Bamako comme à l’intérieur du pays, la nuit du destin a été également marquée par des mariages. A Tombouctou, de nouveaux mariés ont affirmé que « Laylatoul al-Qadr » est un moment propice pour célébrer les unions.

Rappelons que même si le « laytal al-Qadr » peut être chacune des dix dernières nuits du Ramadan. Il est généralement célébré à la 27ème nuit du mois de Ramadan, chaque année.

Source: Studio Tamani