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Commercialisation des mangues dans le respect des normes internationales et création d’emplois pour les jeunes du cercle, représentent les principaux objectifs visés par cette usine.

Projet initié et parrainé par l’APEJ depuis mai 2004, l’usine fruitière de Yanfolila, est selon Yaya Konaté, une des stations les plus modernes jamais réalisées au Mali, qui sera construite tout en respectant les normes exigées sur le plan international en la matière.

Etudes de faisabilité et de suivi de l’usine, ainsi qu’actes notariés ont été entièrement payés par l’APEJ. Les deux hectares sur lesquels la station verra le jour, ont été gracieusement offerts par la mairie de Yanfolila.
Dotée d’une chaîne de calibrage à trois lignes, dix sorties équipées d’une brosseuse, d’une laveuse et lustreuse, la première unité comportera également une chambre froide de précooling d’une capacité de 20 tonnes par jour et une chambre froide de cooling d’une capacité de 40 tonnes.

Par campagne, l’usine fruitière de Yanfolila pourra traiter 1000 tonnes de mangues exportables.
Créé sous le statut d’une société anonyme avec un conseil d’administration présidé par Satigui Sidibé, un ressortissant de Yanfolila, le projet devrait générer 521 emplois directs et réaliser un chiffre d’affaires annuel de 1,26 milliard Fcfa.
Il devrait aboutir à une distribution de revenus de 158 millions Fcfa par an dont 135 millions pour l’achat de mangues.

Les 65 490 000 Fcfa du capital de cette société, sont détenus par l’APEJ à hauteur de 20 millions, l’ANPE 10 millions et le secteur et les ressortissants du cercle de Yanfolila 35 490 000.
Durant la période du 11 mars au 15 avril 2006, une augmentation du capital a été ouverte, avec l’approbation du conseil d’administration.

Ainsi, nouvelles souscriptions ont été faites pour un montant de 29,4 millions de Fcfa. Ces souscriptions, dès leur intégration prochaine, devraient porter le capital de la société à 94,9 millions de Fcfa.
Promesse a été faite par Mr Konaté, qu’une usine de transformation de fruits verra le jour sur le même site d’ici trois ans.

Grâce à la nouvelle usine, le pourrissement de 80 % de la production de mangues dans le cercle pourra être évité et générera la création de nombreux emplois pour les jeunes, a indiqué le maire de la ville.

Quant au chef de cabinet du ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle Cheick Fanta Mady Traoré, lui, a lancé un appel à l’endroit des populations de Yanfolila, à se mettre au travail, afin que la nouvelle usine puisse relever les défis qui l’attendent.

23 mai 2006.