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Partisans et opposants du gouvernement tunisien se sont mobilisés de nouveau par milliers dans la nuit de mercredi à jeudi, des rassemblements qui se sont déroulés dans le calme une semaine après l’assassinat de l’opposant Mohamed Brahmi à l’origine d’une crise politique. Samir Taïeb, l’un des quelque 60 députés d’opposition participant à ce mouvement a de nouveau affirmé que le mouvement continuera « jusqu’à la dissolution de la Constituante et du gouvernement ».A quelques dizaines de mètres de là, les partisans du régime étaient aussi présents par milliers, quoique moins nombreux, sans que d’incidents graves n’éclatent.
La Tunisie est plongée depuis ce meurtre, attribué à la mouvance jihadiste, dans une profonde crise politique qui a été aggravée par une attaque sanglante contre l’armée ayant fait huit morts le 29 juillet dans une zone où un groupe lié à Al-Qaïda est actif, selon les autorités. Ennahda a pour sa part assuré être favorable à un remaniement gouvernemental mais a exclu de quitter le pouvoir ou de dissoudre l’ANC au nom de la légitimité électorale, le parti islamiste étant arrivé en tête des élections d’octobre 2011. Les travaux de l’ANC sont paralysés depuis des mois faute d’un compromis réunissant les deux-tiers des députés pour adopter la Constitution tunisienne. AFP.