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Plusieurs milliers de grévistes acclamés par la population manifestaient mercredi devant la mine de Marikana, avant la reprise de pourparlers pour clore ce conflit qui a fait 44 morts et empoisonne le climat social en Afrique du Sud depuis près d’un mois. La police, qui a renforcé son dispositif autour de cette mine de platine exploitée par le groupe britannique Lonmin, a estimé à plus de 3.000 le nombre de manifestants, qui après une marche de plusieurs kilomètres, ont organisé un sitting sur une route d’accès à l’un des puits. Six véhicules blindés étaient déployés entre les mineurs et le puits et deux hélicoptères survolaient la zone. Les mineurs ne portaient ni lances ni machettes comme début août, mais des bâtons, a constaté l’AFP. En dépit de leur aspect « très disciplinés », un religieux sur place, Paul Verryn, évêque méthodiste de Johannesburg, jugeait la situation à nouveau « très tendue » et « facilement susceptible d’exploser en une seconde ». Les grévistes ont entonné des chants hostiles au syndicat majoritaire, le NUM, partie prenante aux négociations, et parmi les femmes massées sur le bord de la route, bébés au dos, des poings se sont levés. « On veut rappeler à nos collègues qui travaillent qu’ils ne sont pas supposés travailler », a menacé un gréviste, alors qu’une infime minorité des 28.000 salariés du site étaient à leur poste mercredi (4,2% selon la direction). AFP