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Le 10 décembre dernier, les forces du Mal ont encore frappé au Niger où l’armée a enregistré une lourde perte dans l’attaque du poste militaire d’Inates, à la frontière du Mali. En effet, le bilan fait état de 71 militaires tués, une douzaine de blessés et une trentaine de disparus. Des chiffres qui font froid dans le dos au regard de l’ampleur des dégâts humains. Un vrai carnage dont même la mort annoncée d’une cinquantaine d’assaillants, ne saurait atténuer la douleur. En ces instants de deuil, tous les pays du Sahel doivent être solidaires du Niger, en raison du destin commun qui est visiblement le leur face à l’hydre terroriste qui frappe indistinctement tous les territoires, principalement au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Et, au-delà du choc émotionnel, il faut rendre hommage aux soldats nigériens qui ont su faire preuve de bravoure et d’une résistance farouche pour garder le contrôle de cette position stratégique. Face à l’armada des terroristes, certains se demandent si l’on peut encore parler de guerre asymétrique. D’autant qu’en plus de l’effet de surprise, tout porte à croire que l’ennemi était bien renseigné et s’était préparé en conséquence en déployant les grands moyens. A présent, il s’agit de trouver les voies et moyens pour faire face à la situation sécuritaire plus que préoccupante, surtout face à la puissance de feu déployée par l’ennemi.LePays