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De nouveaux heurts mardi dans le bassin minier de Rustenburg entre policiers et grévistes d’Amplats ont rappelé que la crise sociale agitant les mines sud-africaines depuis août n’est pas terminée, malgré les efforts du pouvoir pour rassurer les investisseurs internationaux. Une nouvelle fois, cette crise à Amplats illustre un problème récurrent: un certain nombre de mineurs sud-africains refusent de faire confiance à leur puissant syndicat NUM, jugé trop proche du pouvoir et trop compromis avec le patronat. Amplats avait fixé à ce mardi matin la date limite de reprise du travail, en offrant une prime unique de 2.000 rand (178 euros) à ceux qui pointeraient comme prévu. Mais le noyau dur des grévistes a refusé le compromis et appelé à la poursuite du mouvement. Les troubles sociaux dans les mines ont coûté 10,1 milliards de rands (912 millions d’euros) à l’industrie minière en 2012, conduisant à une révision à la baisse des prévisions de croissance pour l’année à 2,5%. Malgré tout, le pouvoir s’efforce de promouvoir l’image d’un pays en bonne santé, accueillant pour les investisseurs internationaux: « L’Afrique du Sud est un pays au travail », a lancé lundi le chef de l’Etat Jacob Zuma devant la presse étrangère, « Nous ne sommes pas à un point de basculement (…) L’Afrique du Sud, en tant que jeune démocratie et nation nouvelle, s’en tire remarquablement bien ». AFP.