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Le Burkina a mis en place un nouveau dispositif sécuritaire dans la capitale Ouagadougou, théâtre des attaques terroristes qui ont fait 19 morts en mi-août, a annoncé lundi son ministre de la sécurité, Simon Compaoré. « Nous avons pris des dispositions sur Kwamé N’Krumah (la principale avenue de la capitale), vous verrez des mesures pérennes, de nuit comme de jour pour minimiser beaucoup de risques » d’attaques jihadistes, a déclaré M. Compaoré à l’issue d’une rencontre à huis clos avec les riverains et responsables de boutiques et autres commerces de cette avenue. « Nous faisons tout pour que cette avenue soit plus sécurisée, plus belle parce que des mesures fortes sont en train d’être prises pour que ça le soit », a-t-il insisté, soulignant compter sur la détermination des « jeunes gendarmes et policiers ». Le 13 août, cette artère principale de la capitale burkinabé a été la cible d’une attaque terroriste, deux assaillants ayant ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, tuant 19 personnes et en blessant 21 autres. »Depuis jeudi nous avons des policiers et des gendarmes qui patrouillent dans les deux sens de l’avenue et qui s’installent devant certains points chauds » a affirmé à l’AFP Zeinatou Kontogomdé, propriétaire du Taxi-brousse, un lieu emblématique de la vie nocturne ouagalaise. En janvier 2016, une précédente attaque qui avait visé le restaurant Cappuccino, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, également situé sur l’avenue Kwamé N’Krumah, avait fait 30 morts et 71 blessés.Pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest jusque-là épargné par les attaques et enlèvements d’occidentaux, le Burkina est entré depuis avril 2015 dans un cycle d’enlèvements et d’attaques islamistes, surtout dans le nord du pays, frontalier du Mali et du Niger.APF