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Les 147 députés s’étaient fixés rendez-vous hier pour élire le président de l’Assemblée nationale. Les parlementaires de la 4e législature ont sacrifié à la tradition des grands moments d’émotions fortes et de sensations excitantes. L’ambiance à l’Hémicycle n’était pas sans rappeler la rentrée scolaire au fondamental une matinée d’octobre.

Avant que le doyen des élus ne préside les travaux de l’élection du tout nouveau président, ce fut une partie de recréation. Les visages s’illuminaient comme sous la figure adorable d’écolier en quête de repère.

Les nouveaux et les anciens se congratulaient. L’heure était aux accolades et des « grâce à Dieu on s’est retrouvé. Je suis très ravi de te rencontrer ». Seuls quelques vieux briscards du parti Adéma se risquaient au débat.

Plus loin, des groupuscules formés de nouveaux députés s’informaient sur les dernières consignes de vote par rapport au choix du celui d’entre eux qui devait occuper le perchoir après Ladji Bourama.

Des séances de photo sanctionnaient et immortalisaient les premiers actes de certains élus aux sourires larges et aux rires enthousiastes.

L’honorable Yaya Sangaré, par exemple, élu à Yanfolila se faufilait entre les sièges et serrait la main à ses amis un à un. Un geste assorti d’un sympathique sourire.

Dès sa rentrée dans la salle, le désormais président de l’Assemblée Dioncounda Traoré tiré à quatre s’est dirigé poliment vers Ibrahima Boubacar Kéita après les salamalecs d’usage avec les élus de son parti.

Les deux hommes se sont donnés des accolades comme pour dire que la divergence des idées politiques ne fait d’eux des ennemis. Surtout qu’ils tous issus de l’Adéma originelle.

Dans la salle Modibo Kéita, il était difficile, voire impossible de connaître les tendances politiques. La seule remarque, c’était des hommes et des femmes avec des macarons et effigies aux couleurs du drapeau national, le vert, jaune et rouge.

Amadou Sidibé

04 septembre 2007.