Partager

L’est du Tchad était vendredi le théâtre de nouveaux affrontements meurtriers, cinq jours après l’entrée de rebelles tchadiens venus du Soudan et affirmant viser N’Djamena, alors que les condamnations de cette offensive se multipliaient à l’étranger. Abéché est la grande ville stratégique de l’est du pays, où se trouvent les sièges des ONG, un aéroport militaire utilisé à la fois par l’armée française et l’armée tchadienne. L’état-major de l’armée tchadienne avait annoncé 125 morts parmi les rebelles et 21 parmi les militaires. En plus des 146 morts dans les 2 camps, les combats de jeudi ont fait 30 blessés parmi les militaires, selon l’armée, qui annonçait aussi la capture de 152 prisonniers, la destruction et la saisie de véhicules des rebelles qui, selon le Tchad, bénéficient du soutien du Soudan. Paris se dit « préoccupé par cette violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Tchad » par des Tchadiens « appuyés » par le Soudan, « en violation des accords » signés par ces pays. N’Djamena et Khartoum, qui s’accusent de déstabilisation mutuelle par groupes armés interposés, ont paraphé de nombreux accords pour régler leurs différends, tous demeurés jusqu’à présent lettre morte. (Afp)