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Réponses multiples et variées dans le micro-trottoir ci-dessous.

Alassane Touré (administrateur civil) :

« Je salue la nomination de Dr. Cheick Modibo Diarra en qualité de Premier ministre. J’espère qu’il sera libre d’exercer. Rien ne sert de revenir sur sa carrière que l’on connaît tous. Il sera un atout capital dans le rétablissement des relations avec les partenaires. Le Mali est sur le chantier du développement. J’espère que Cheick Modibo Diarra va nous permettre de résoudre la crise que nous traversons, diligenter le retour à une véritable démocratie avec des institutions fortes au profit de tous les Maliens. Cependant, pour cela, chacun doit y mettre du sien, consentir d’énormes sacrifices pour préserver le Mali de la déchirure ».

Gaoussou Bathily (administrateur civil) :

« Cheick Modibo Diarra, en tant que chef d’équipage d’un bateau qui tangue, doit être clairvoyant, être le trait d’union entre toutes les couches politiques et socioprofessionnelles afin qu’elles s’engagent davantage à maintenir l’équilibre du bateau Mali ».

Me Alhousseyni Kanté (huissier de justice) :

« Je me réjouis du choix porté sur Cheick Modibo. C’est un homme d’une forte expérience, doublé de scientifique. Il s’agit pour lui d’adapter ses atouts aux vicissitudes de la vie politique, car gérer les hommes, gérer l’Etat exige aussi d’autres aptitudes. Naviguer dans l’espace, c’est bien mais aujourd’hui, notre préoccupation c’est de libérer le Nord et d’organiser des élections libres et transparentes pour un retour effectif à la normalité constitutionnelle ».

Daouda Diarra (chauffeur) :

« Je suis content de la nomination de Cheick M Diarra comme Premier ministre. Je demande à la classe politique malienne de tout faire pour aider le chef du gouvernement dans ses missions, car les défis sont énormes et délicats. C’est l’union autour de la nation qui nous permettra de rebondir sur la scène internationale ».

Boubacar Coulibaly (comptable) :

« Je suis ravi et inquiet par cette nomination. Ravi parce que Cheick Modibo est un technocrate, un homme d’expérience et il a toutes les qualités pour diriger cette transition. Inquiet parce que le Mali aujourd’hui est confronté à d’énormes difficultés tant sur le plan territorial avec la crise au nord qu’économique, car l’activité est paralysée. La suspicion de la population s’accentue jour après jour avec des arrestations de leaders politiques, des officiers et des membres de la société civile. Le risque est grand ».

Bourama Diallo (juriste) :

« Cheick Modibo Diarra comme Premier ministre est un bon choix. Le Mali aujourd’hui a besoin d’un homme idéal. Il peut trouver des solutions au problème du Nord qui est prioritaire et organiser des élections libres et transparentes. Il a des idées un peu contraires à celles de nos hommes politiques qui ne pensent pas à l’avenir du pays, leur préoccupation étant leur intérêt personnel. Avec Cheick Modibo Diarra, le Mali aura la chance d’avoir l’aide de l’extérieure compte tenu de ses talents et capacités ».

Yaya Koné (informaticien) :

« C’est l’occasion pour l’astrophysicien de montrer ce qu’il sait faire et amener le grand changement dont a besoin le Mali. On attend de lui la transparence dans sa gestion du pouvoir ».

Adama Diarra (informaticien) :

« C’est lui que tout le monde présageait pour être le Premier ministre de la transition. Moi je le soutiens parce qu’il est un Diarra Kolobakari. Il faut que Cheick Modibo Diarra pense à réduire les avantages des ministres. Et surtout que le système éducatif soit refondé complètement. L’école malienne a besoin de son expertise ».

Moussa Bouaré (fonctionnaire) :

« Je vois une réduction du nombre des départements. Avec des départements comme ‘Travail, Emploi et Fonction publique’, ‘Défense et Sécurité intérieure’, ‘Mine, Energie, Eau, Environnement’ régroupés… et de grandes directions. Les ministères ne doivent plus être créés pour placer des amis ».

Bassirou Traoré (enseignant) :

« La nomination de Cheick Modibo Diarra pourrait être une bonne chose s’il utilise son carnet d’adresses pour le Mali. En plus, il est neuf comparé à nos politiciens véreux qui doivent tous partir ».

Propos recueillis par

Hawa K. Berthé

(stagiaire)

19 Avril 2012