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Le cycle des atrocités continue au Burkina Faso et particulièrement dans la région du Centre-Nord où, dans la nuit du 25 au 26 juillet 2019, le village de Dibilou, dans le département de Pissila, a été pris pour cible par des assaillants non identifiés. Le bilan humain et matériel de l’attaque est particulièrement glaçant, puisqu’il fait état de 15 personnes lâchement assassinées et du marché du village réduit en cendres. Une attaque apparemment planifiée et exécutée comme toutes les autres par des individus arrivés sur les lieux du crime à motos et en petit nombre, mais dont le mobile n’est pas bien connu, d’autant qu’elle n’est ni revendiquée, ni justifiée. Mine de rien, le Centre-Nord du Burkina Faso est devenu l’épicentre du chaos sécuritaire et la région la plus violente du pays, car des centaines de nos compatriotes y auraient perdu la vie depuis que « l’indicible et l’horreur ont tressé les terrifiantes lanières de la monstruosité » à Yirgou, dans la nuit du 31 décembre 2018 au 1er janvier 2019 et jours suivants. On a beau dire que l’escalade de violence qui s’est ensuivie n’a rien de vendetta ou de règlements de comptes intercommunautaires, on a de la peine à dissocier le glissement du centre de gravité de la violence gratuite de la province voisine du Soum vers la région du Centre-Nord, et le raid meurtrier mené aux premières heures de 2019 par des individus sans foi ni loi…LEPAYS