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Pour le grand bonheur de la démocratie au Mali, la cohabitation du nouveau gouvernement avec l’Assemblée nationale risque d’être émaillée par de débats houleux.

Désapprouvés par la population pour n’avoir pas joué son rôle avant la crise que le pays a connue, les élus du peuple tenteront de gagner la confiance de leurs mandants. Les ministres du gouvernement Oumar Tatam Ly sont déjà avertis par le président de la République qui leur a dit que leur poste ne sera pas « une sinécure « .

Dans la composition actuelle, l’Assemblée nationale est formée d’une majorité parlementaire composée de l’Adéma et de l’Urd, dont le président assure l’intérim de la présidence de l’Hémicycle après le retour à l’ordre constitutionnel qui a propulsé le Pr. Dioncounda Traoré à la présidence de la République par intérim.

A cela, s’ajoute la vague des alliances que le parti Urd a eu pour le soutien à l’élection présidentielle de son candidat Soumaïla Cissé.

Une chose est sûre, c’est que les ministres doivent s’attendre à de vives critiques de la part des élus de la nation. De nombreux défis attendent le gouvernement entre autres, la réconciliation nationale, la lutte contre la corruption, une sine distribution de la justice, l’organisation des élections législatives ? Ces questions susciteteront à coup sûr beaucoup de débats.

C’est pourquoi, il urge pour le président IBK de préparer, dans les délais les plus courts, les élections législatives afin de mieux s’orienter. S’il obtient la majorité parlementaire, il sera à l’abri d’une opposition qui tenterait toujours de contrecarrer ses projets. Le candidat défait de l’Urd ; M. Cissé, a déjà donné le ton : « nous voulons une opposition « .

Abou Bolozogola

(stagiaire)

13 Septembre 2013