Partager

Attendue depuis quelques jours, la liste des nouveaux membres du gouvernement est connue depuis hier soir. Conformément au souhait du président de la République, la nouvelle équipe, sous la houlette du Premier ministre Modibo Sidibé, est appelée à traduire en actes concrets le Programme de développement économique et social (PDES) sur la base duquel ATT prétend avoir été réélu pour un nouveau mandat de 5 ans. Mais, vu l’ampleur de la tâche, cela ressemble à s’y méprendre au mythe de Sisyphe.

Après consultations avec les partis membres de la mouvance présidentielle, le Mouvement citoyen et la « société civile », le président de la République a signé mardi 2 octobre 2007 le décret de nomination des membres du gouvernement, le premier de son deuxième et dernier mandat à la tête du Mali.

A l’analyse de la liste, l’Adéma /PASJ (46 députés) se taille la part du lion avec cinq portefeuilles. Le parti de l’Abeille est suivi de l’Union pour la République et la démocratie (URD, 29 députés) qui obtient deux postes. Le MPR, le Cnid-Fyt, l’ US-RDA, le PSP, d’autres partis alliés du chef de l’Etat, se contentent d’un portefeuille chacun alors que le Mouvement citoyen décroche deux postes.

Les femmes et les jeunes ont aussi obtenu leur part non négligeable. L’une des nouveautés est la scission du département de l’Education nationale en deux entités nouvelles : Education de base, de l’alphabétisation et des langues nationales et Enseignements secondaire, technique et professionnel, Enseignement supérieur et Recherche scientifique.

L’opposition est totalement absente.

Elles sont 17 personnalités, dont 7 femmes, à faire leur entrée pour la première fois dans une équipe gouvernementale.

Pour le nouveau gouvernement, le temps presse car les attentes des Maliens sont loin d’être comblées en dépit des discours mielleux. Les nouveaux ministres n’auront peut-être pas d’état de grâce car beaucoup de choses doivent être mises à l’endroit.

Les repêchés

Malgré la promesse de changement du président ATT et la quête du sang neuf du Premier ministre Modibo Sidibé, huit ministres ont réussi à sauver leurs postes.

Trois ministres changent ainsi de postes. Il s’agit de Natié Pléa (de la Jeunesse et des Sports à la Défense et des Anciens combattants), Oumar Ibrahim Touré (de l’Elevage et de la Pêche à la Santé), Hamed Diané Séméga (de Mines, Energie et Eau à Transports et Equipement).

Ils sont également quatre à garder leurs postes. Ce sont Ndiaye Bah (reste à l’Artisanat et Tourisme), général Sadio Gassama (reste à la Sécurité intérieure et Protection civile), Moctar Ouane (reste aux Affaires étrangères et de la Coopération internationale), général Kafougouna Koné (Administration territoriale et Collectivités locales).

Ils sont nombreux ceux qui n’ont pas eu la chance d’être repêchés. Ainsi, quittent l’équipe gouvernementale, Mamadou Clazié Cissouma (Défense et Anciens combattants), Fanta Sylla (Justice), Ousmane Thiam (Promotion des investissements, porte-parole du gouvernement), Mme Soumaré Aminata Sidibé (Domaines de l’Etat et Affaires foncières), Abdoulaye Koïta (Equipements et des Transports), Mme Diallo Mbodji Sène (Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille), Marimantia Diarra (Plan et Aménagement du territoire), Gaoussou Drabo (Communication et Nouvelles technologies), Oumar H. Dicko (Maliens de l’extérieur et de Intégration africaine), Mme Bâ Hawa Kéita (Emploi et Formation professionnelle), Choguel Kokalla Maïga (Industrie et Commerce), Badi Ould Ganfoud (Fonction publique, Réforme de l’Etat et des Relations avec les institutions), Mme Maïga Zéinab Mint Youba (Santé), Djibril Tangara (Développement social).

La rédaction

04 octobre 2007.