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Depuis la nomination de Modibo Sidibé comme le Premier ministre (P.M) le vendredi 28 septembre 2007, les consultations tous azimuts vont bon train pour la formation du gouvernement. Tour à tour, le président de la République, M. Amadou Toumani Touré (ATT) et son Premier ministre ont rencontré une délégation de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), de la Coalition des Associations et ONG féminines (CAFO) ainsi que des acteurs de la société civile. Après ces séries de consultations, les langues commencent à se délier.

De plus en plus, on évoque le nom de certaines personnes susceptibles de figurer dans le gouvernement qui verra le jour. Qui sont-ils ?

LES QUESTIONS DE GENRE

Selon certaines statistiques, les femmes constituent la frange la plus importante (numériquement parlant) de la population malienne, soit 51%. Dans l’histoire politique, économique et sociale du Mali, des femmes battantes ont toujours fait la fierté de notre nation. Parmi ces femmes braves, on peut citer le nom de Mamou Traoré de Sikasso, Bouctou qui a donné son nom à la ville Sainte de Tombouctou, Niéléni de Ségou, Sogolon Condé, la mère de Soundiata Keïta, Empereur du Mandé.

Dans l’histoire politique du Mali moderne, Hawa Keïta, fut la première femme députée à l’Assemblée Nationale. Nos mamans, soeurs et épouses qui se battent depuis longtemps pour la promotion de la femme malienne n’ont rien à envier à leurs soeurs d’antan. C’est le cas de Nana Coulibaly, de Kita ; Aminata Dramane Traoré de Bamako, Mme Fatoumata Siré Diakité, Mme Traoré Oumou Touré, entre autres.

C’est à partir de ces vérités des temps anciens et modernes que le président ATT et son Premier ministre Modibo Sidibé veulent accorder une place de choix aux femmes dans le futur gouvernement selon nos sources. Dans cet ordre d’idées, le nombre de femmes dans le gouvernement en gestation pourrait être revu à la hausse par rapport à celui du gouvernement précédent.

COMBIEN DE JEUNES SERONT PRESENTS DANS LE GOUVERNEMENT ?

Les jeunes, à l’image des femmes constituent une autre frange la plus importante numériquement de la population malienne (plus de 55%) selon certaines estimations. Mais, si l’on peut s’attendre à ce que le nombre de femmes soit un peu plus élevé dans le prochain gouvernement, tel ne serait pas le cas selon nos sources pour la présence des jeunes. Cela dénote-t-il d’un manque de confiance des autorités aux jeunes ?

Nous ne saurons l’affirmer. En tout cas, le Conseil National de la Jeunesse du Mali, (CNJ-Mali), par la voix de son président, Siriman Traoré, dit à qui veut l’entendre que dans la répartition des postes de responsabilité, les jeunes sont très mal servis. Il a à son actif un mémorandum qu’il défendra durant le reste de son dernier mandat à la tête du CNJ-Mali, afin que beaucoup de jeunes soient nommés par décret. Il a donc du pain sur la planche.

Siriman Traoré ne sera pas seul dans ce combat, il a autour de lui d’autres jeunes engagés sur lesquels il peut également compter pour mener à bien ce combat de génération en temps que jeune.

Daba Balla KEITA

1er octobre 2007.