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Voilà des mois que l’opinion publique attendait des “changements de têtes” au sein de l’équipe gouvernementale, avec des prévisions et supputations qui, en fin de compte, se sont avérées aussi inexactes qu’insatisfaisantes, selon les espoirs ou désirs des uns et des autres. C’est dire qu’au bout du compte, “la montagne a accouché d’une souris”. Et pour cause : au regard du nombre de ses membres (vingt-neuf), l’équipe de Modibo Sidibé n’a pas accusé le coup d’un trop grand changement.

L’Article I du Décret N°09-00157/PRM du 9 Avril 2009 portant nomination des membres du gouvernement est relatif à la Constitution et au Décret N°07-380/PRM du 28 Septembre 2007 portant nomination du Premier ministre, sur proposition du Premier ministre. Ce Décret du Président de la République, en son Article II, abroge le Décret N°07-383/RPM du 3 Octobre 2007 modifié et portant nomination des membres du gouvernement.

L’actuel gouvernement a plutôt subi un léger réaménagement. En effet, 19 départements n’ont n’ont subi aucune retouche : pas de remaniement, ni changement de Chef. Deux ministères ont changé, plutôt permuté de chef : le genre “tu viens chez moi, je vais chez toi ”. Il s’agit du département de l’Agriculture, désormais dirigé par M. Aghatam Ag Alassane ; et celui de l’Environnement et de l’Assainissement, avec son nouveau Chef, le Pr Tiémoko Sangaré.

Le volet des “Mines”, qui était rattaché à “l’Energie et l’Eau”, est devenu un département à part entière, avec son Chef qui n’est cependant pas nouveau : Abou-Bakar Traoré, précédemment ministre des Finances. Il semble qu’une importance toute nouvelle est accordée à ce nouveau volet “ Mines”, désormais devenu un département à part entière. Le département de M. Mamadou “Igor” Diarra devant donc se passer des “Mines”, il restera alors le département de “ l’Energie et l’Eau”, mais toujours avec “Igor”, pour Chef.

Quant au volet “Finances”, il sera supprimé, rattaché à celui de “l’Economie” et confié à un nouveau venu : M. Sanoussi Touré. Le département “des Industries” (et non plus “de l’Industrie”) et du “Commerce” sera donc enrichi d’un nouveau volet : celui des “Investisements”. Et le tout sera confié au même titulaire : M. Ahmadou Abdoulaye Diallo.

Le incessantes crises scolaires et estudiantes, jointes aux différents problèmes entre syndicats de l’Enseignement, ont finalement dû causer le départ deux ministres de tutelle : le Pr Amadou Touré et Mme Sidibé Aminata Diallo. Le terme “Secondaire” a complètement disparu de l’appellation du département de “l’Enseignement”, qui est désormais devenu “Supérieur et de la Recherche Scientifique”. Et le ministère a été confié à une professionnelle (aussi) en la matière : le Recteur de l’Université, Mme Siby Ginette Bellegarde.

Pareillement, l’autre ministère a été tronqué de son terme “de Base” : il ne reste donc plus que le département de “l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales”, désormais dirigé par celui à qui était confié le soin de diriger le récent Forum sur l’Education : le Doyen de la FAST, le Pr Salikou Sanogo.

En fin de compte, dans ce réaménagement gouvernemental, l’innovation majeure réside dans la nomination d’un Ministre-Délégué auprès du Ministre de “l’Economie et des Finances”, mais Chargé du “Budget“ ; et la nomination d’un Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, Chargé du département de la “Zone Office du Niger“.

Le premier nominé s’appelle M. Lassine Bouaré ; et le second n’est autre que le Gouverneur de la région de Ségou, M. Abou Sow.


Oumar DIAWARA

14 Avril 2009