Partager

De tout temps, on constate une sous représenta­tivité des femmes au niveau des postes nominatifs et électifs dans notre pays à cause des facteurs socioéconomiques et culturels. Et depuis un certain temps, les associations et ONG qui oeuvrent pour la promotion et l’épanouissement de la femme multiplient les actions pour renverser cette tendance. C’est pourquoi lors des élections générales de cette année, des ONG et associa­tions ont oeuvré pour appuyer les candidatures féminines. Ce qui a conduit à une nette augmentation des femmes candidates 215 contre 150 en 2002.

Et malgré les formations, les soutiens techniques et matériels, seulement 16 femmes ont été élues sur 147 députés contre 15 en 2002. Si cette faible représentativité des femmes au niveau de l’Assemblée Nationale s’explique par plusieurs facteurs comme celui économique, le choix des personnes pour des postes nominatifs doit être fonction de la compétence des uns et des autres.

QUEL SORT EST-IL RESERVE AUX FEMMES POUR LE SECOND MANDAT?

Il faut rappeler qu’au cours des élections législatives plusieurs femmes candidates ont été confrontées à un problème de financement de leurs activités de sensibilisation, de plaidoyer et de campagne pour leurs élections. Selon les réalités des partis politiques de la place, pour être candidat, il faut un apport considérable en terme d’argent.

Autrement, celles qui n’ont pas de possibilité de contribuer financièrement sont disqualifiées d’office. Après ces législatives, on assiste à des tractations par rapport à la mise en place du bureau qui aurait déjà été concocté. Selon nos informations tous les postes clés de ce bureau seraient occupés par des hommes.

Si les femmes sont sous représentées à ces niveaux à cause de plusieurs facteurs, il faut reconnaître qu’elles sont sous représentées au niveau des postes nominatifs malgré leur capacité physique et intellectuelle.

Rappelons que de 2002 à nos jours, le nombre de femmes n’a pas dépassé six. Et on compte plus d’hommes directeurs ou chefs de services que de femmes.

Pour preuve, avec ce gouvernement qui s’apprête à démissionner, on compte cinq femmes ministres et il n’y a aucune femme secrétaire général au niveau des cabinets ministériels.

LE REGARD TOURNE VERS KOULOUBA

Cependant, dès le lendemain des élections présidentielles les défenseurs de la cause de la femme ont le regard tourné vers Koulouba par rapport à la représentativité des femmes dans le nouveau gouvernement tout en restant convaincus qu’on ne manque pas de femmes capables de diriger les départements ministériels, mais qui n’ont pas eues la chance d’être au devant de la scène politique. Alors combien de femmes feront-elles leur entrée dans le nouveau gouvernement?

Pour ces défenseurs de la cause de la femme, cette question mérite d’être posée lorsqu’on sait que généralement le choix s’effectue sur la base de l’appartenance politique et non sur la base de la capacité intellectuelle et physique des uns et des autres.

Alors que la majorité des femmes ne militent pas dans les formations politiques.

Dado CAMARA

24 août 2007.