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La police nationale a, depuis quelques semaines, un nouveau Directeur Général en la personne du contrôleur général Niamé Keïta, diplômé de l’Ecole Centrale pour l’Industrie, le Commerce et l’Administration ( ECICA ) et recruté à la police en 1973 comme aspirant.

Travailleur, battant, Niamé Keïta est cet homme de commandement qui ne badine pas et qui a fait beaucoup parlé de lui sous le régime du général président déchu Moussa Traoré. Son nom à l’époque semait la terreur dans l’esprit des délinquants et des malfrats.

A force de travailler et sans complexe, le contrôleur général Niamé Keïta gravira tous les échelons pour se retrouver aujourd’hui à la tête de la police nationale. Sa nomination alimente à présent les causeries dans les salons, les bureaux.Les mécontents sont nombreux au sein de sa corporation.

D’aucuns disent qu’il n’est pas l’homme indiqué et que son choix n’est pas judicieux. Pour certains, « ce sortant de l’ECICA » ne mérite pas ce poste. Quel complexe ! L’essentiel pour le citoyen lamda est qu’il arrive à assurer la sécurité des personnes et des biens.

Ce que ces mauvaises langues oublient, c’est que, l’homme, en plus de sa pratique, a mis à profit sa « mise au garage », après les évènements du 26 mars 199, pour se former afin de mériter aussi des avantages de fonction.Selon une source digne de foi le DG est détenteur en ce moment d’une maîtrise.

Que peut-on attendre d’un sac à dos ?

Nous saluons la nomination à ce poste de Niamé Keïta, un gros travailleur que beaucoup qualifie de trop zélé.

De 1973 à ce jour, l’actuel DG de la police aura acquis une somme d’expériences. Aussi il n’a pas besoin de sortir de l’ENA ou d’une autre école pour diriger ce service.Niamé arrive à un moment où l’insécurité est grandissante sur tous les plans. Les malfrats sèment la terreur au su et au vu de tous ;

l’insécurité routière préoccupe nos plus hautes autorités, les parents. L’applicabilité des règlements pose problème.Au sein de la police, le cousinage avec les agents de la CCR et les chauffeurs des transports en commun, crève l’œil.

Dans le cadre du renouveau de l’action publique, le Premier ministre, chef du gouvernement voudrait que l’on restaure l’autorité de l’Etat. Qui donc mieux que Niamé pour mettre au pas, d’abord les agents qu’il a sous ses ordres.

Craint des policiers, le nouveau DG n’est pas un homme à régler ses comptes antérieurs avec les autres. Dans tous les commissariats, l’on se méfie pour ne pas être dans le champ de mire du nouveau DG de la police malienne.

Niamé est venu pour amener les agents à travailler correctement, à sécuriser les personnes et leurs biens et à assainir le monde de la police qui, disons-le, est devenu, ces derniers, un refuge pour n’importe qui.

Dans les mois à venir, si le ministre donne carte blanche au nouveau DG, les populations se sentiront plus en sécurité. Pour l’avoir connu au travail dès sa prise de fonction à ce jour, nous disons que le choix a été judicieux et Niamé mettra la police au travail, mettra fin à beaucoup de pratiques en ce moment décriées par les populations.

D’ailleurs, le nouveau DG vient de relever de ses fonctions le commissaire de police de Kati, pour n’avoir pas rendu compte de fraudes constatées dans sa localité au moment du D.E.F.
C’est dire que l’homme ne badine pas. Il veut redorer coûte que coûte le blason de la police nationale.

En attendant la rencontre du 02 juillet avec l’ensemble des chefs d’unité, c’est la frousse dans le camp des agents et des chefs. Prions pour qu’il agisse dans la légalité et sans état d’âme au moment de la prise des décisions. Niamé peut changer le visage de notre police à conditions qu’on ne lui jette pas sous les pieds des peaux de bananes. Cette pratique est assez courante.

Sinaly

Source le Pouce

27 Juin 2008