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Suite à notre article intitulé : «L’Indépendant réplique au journal algérien ‘’Liberté’’, Boutéflika, le cancre de la lutte anti-terroriste dans la bande Sahélo Saharienne», paru dans notre précédente édition, nous avons reçu de multiples réactions très favorables à la tonalité de notre réaction.

Au nombre de celles-ci, figure en bonne place celle du 2ème vice-président de l’Assemblée nationale, Assarid Ag Imbarcawane qui en son nom propre nous a confié : «Je suis fier de votre article. Nous n’accepterons plus jamais que l’Algérie insulte notre président. Trop, c’est trop. Les Algériens veulent abuser de la bonne foi de notre président. Nous sommes des pays frères mais le niveau de notre coopération est en deçà de notre fraternité. Moi, je suis député de Gao, la ville que Boutéflika habitait pendant la lutte de libération nationale de l’Algérie. Il n’ y a rien ni à Bamako ni à Gao qui symbolise cette amitié».

L’honorable Assarid d’ajouter que : «ce n’est pas la première fois que la presse algérienne s’attaque de façon vulgaire à ATT. Les autorités compétentes ne disent rien et trouvent manifestement que cela est normal. C’est pourquoi j’ai bien apprécié la réaction de votre journal que je considère comme patriotique. Je sais que vous l’avez fait en toute indépendance parce que je vous connais et je sais votre position sur la problématique du nord. Vous n’avez jamais en effet partagé la position du pouvoir sur cette question. Moi particulièrement, j’ai tenté de vous faire comprendre certaines situations, mais le lendemain vous avez écrit le contraire de tout ce que je pensais. Je respecte votre conviction. Mais encore une fois, merci pour avoir réveillé en nous cette fibre patriotique».

Et Assarid de conclure : «la coopération entre le Mali et l’Algérie doit aller au-delà des situations conjoncturelles. Nous sommes liés par la fraternité, l’histoire et la géographie. Je pense que les deux Etats ne doivent pas accepter que la presse les oppose. Que chacun joue sincèrement et pleinement sa partition, mieux cela vaudra pour nos deux peuples…».

Chahana TAKIOU

L’Indépendant du 06 Mai 2009