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Le torticolis est une douleur du cou engendrée par une contraction musculaire involontaire. Il est généralement localisé à côté ou à l’arrière du cou. Les personnes touchées se trouvent dans l’impossibilité de tourner la tête de manière libre et assez facile.

Dr Dramane Coulibaly, neurologue à l’hôpital Mère-enfant (le Luxembourg), dit que c’est un faux mouvement, c’est-à-dire un mouvement du corps mal effectué ou une mauvaise posture prolongée qui peut provoquer des douleurs voire des blessures. Il peut disparaître au bout de 3 à 4 jours.

Selon le spécialiste, le torticolis est une affection bénigne qui peut se résoudre facilement. Mais, il faudra se faire consulter lorsqu’il intervient après un choc important ou lorsqu’il y a des troubles qui sont associées ou qui interviennent en même temps (fièvre, une confusion, des vertiges, une paralysie) ou lorsque le torticolis dure plus de trois jours.

Selon le toubib, ces personnes ressentent une douleur importante et une raideur localisée dans une région ou la totalité de la nuque. Dans sa forme courante, le torticolis est certes embêtant, douloureux, mais reste bénin car ne constitue pas une maladie en soi. Mais, il est plutôt la conséquence d’une autre atteinte de la région cervicale. 

Il est important de distinguer le torticolis de la cervicalgie chronique (douleur de la région cervicale) qui est relativement courante et difficile à traiter. Il est également différent du torticolis spasmodique ou la dystonie cervicale. S’agissant des causes, Dr Traoré dit qu’il y en a plusieurs. Elles peuvent être traumatiques quand le traumatisme touche la colonne cervicale ou l’épaule. Cela en cas d’atteinte du disque intervertébral comme une hernie discale ou une arthrose due à une agression répétée des articulations au niveau des vertèbres du cou.

Les causes sont infectieuses notamment en cas d’atteinte du système nerveux central comme une méningite. Il peut s’agir des infections aussi de la sphère ORL plus précisément au niveau de l’oreille, de la mâchoire ou de la gorge. Dans ce cas, il précise que le spasme ou la contraction musculaire provoquée au niveau du cou est secondaire à l’inflammation que l’infection provoquerait à ce niveau.

Et le praticien hospitalier de préciser que dans la grande majorité des cas, si le torticolis n’est pas causé par ces causes il est tout simplement secondaire à un faux mouvement ou est provoqué par une mauvaise posture prolongée.

D’après le neurologue, c’est une maladie qui se manifeste par une douleur ou une raideur d’une partie ou de la totalité du cou suivie d’une impossibilité de bouger ou de la limitation des mouvements du cou. C’est parfois accompagné d’une sensation de blocage avec l’impression d’avoir la tête figée dans une position avec le cou souvent qui est tordu sur le côté en avant ou en arrière. Maux de tête, douleurs au niveau des épaules, bras ou dos.

Il existe plusieurs types de torticolis : le latérocolis lorsque la contraction ou le spasme se situe au niveau de la partie latérale du cou obligeant la tête à se pencher d’un côté. L’antérocolis, dans ce cas la contraction ou le spasme se fait à l’arrière du cou rejetant la tête en avant. Un rétrocolis ou la contraction se situe au niveau des muscles de la partie antérieure du cou. Cette fois-ci, la tête se trouve rejetée en arrière.

On peut éviter le torticolis en se protégeant la nuque contre les courants d’air et le froid en portant un foulard ou une écharpe. Dr Traoré conseille d’adopter une bonne posture verticale et une position assise décontractée (dans une chaise). Quand on est couché, il faut également veiller à ce que la nuque soit bien soutenue avec un oreiller ni trop dur ni trop mou. En plus, il faut effectuer des mouvements circulaires de la tête vers le bas, laisser tomber les épaules, pencher la tête lentement latéralement à droite, à gauche puis en bas tout doucement.

Le traitement peut être médicamenteux. Ce sont des médicaments contre la douleur ou l’inflammation ou relaxant musculaire selon le contexte. Il peut également passer par des moyens physiques la kinésithérapie afin de relaxer le muscle qui est contracté. Dans les formes graves, on fait appel à la chirurgie.

Fatoumata NAPHO

SOURCE : ESSOR