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Pour une architecture de nos cieux …

Une architecture de chez nous doit se préoccuper de la fonctionnalité, des conditions climatiques (pluies diluviennes, tempêtes violentes de vent soufflant en rafales comme des ouragans, environnement insalubre, rayonnement solaire intense).

Une observation de l’architecture traditionnelle permet de mesurer avec quelle intelligence ces facteurs sont pris en compte. Une construction durable exige la maîtrise de solutions à ces données pour garantir une libre circulation de l’air. Le respect de ces exigences fournit une architecture d’une valeur esthétique et originale.

Cela, il faut le dire… et le faire…

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Depuis un moment nos Hautes autorités, d’une part la Présidence de la république du Mali et d’autre part la Mission française de coopération et d’action culturelle, accordent un intérêt justifié à la problématique du patrimoine architectural et culturel.

Exemples:

– la rénovation du site du Palais de Koulouba et de la Grande poste de Bamako,
– le sauvetage du Fort de Médine et du tombeau des Askia à Gao
– la réhabilitation de la Grande Mosquée de Hamdallaye et du palais Aguibou Tall à Bandiagara,
– la réalisation de la Carte culturelle du Mali et d’un guide des monuments et sites.

Ces multiples efforts de souvenirs et de mémoire, cherchent à rendre compte de cette importante oeuvre architecturale et culturelle. A travers cette quête de notre existence, nos responsables rendent ainsi hommage à ces jeunes bâtisseurs, trop souvent anonymes, qui malgré les énormes difficultés rencontrées (environnement, climat, relief, etc.) nous ont légués de belles réalisations encore utilisées de nos jours de manière exemplaire, enviable et surtout fonctionnelle.

Edifier chez nous…

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Au Mali l’acte de bâtir, sur le plan architectural et fonctionnel, doit tenir compte au premier chef des conditions climatiques: pluie, vent, et soleil. Ce principe simple a fortement conditionné l’architecture traditionnelle, à son tour précurseur de celle coloniale.

Ainsi une synthèse de notre savoir-faire doublée d’une technique coloniale maîtrisée de construction donna naissance à l’architecture soudanaise sous une nouvelle forme ou architecture néo soudanaise, expression d’une valeur esthétique originale.

En effet, la nécessité de construire des habitations adaptées pour le séjour prolongé du colonisateur hors métropole était un enjeu. Les architectes et bâtisseurs prirent conscience des tâches et des problèmes à résoudre, l’équation trouvée, alors, les constructions devaient assurer à la fois:
– une libre circulation de l’air,
– une résistance aux tempêtes et ou tornades, et
– une protection contre les rayons brûlants du soleil et les averses.

(à suivre)

Sources:

– Archives Nationales
– Bibliothèque Nationale
– Centre Culturel Français

22/03/2004

Cheich Abd El Kader, architecte
-abdelkader@afribone.net.ml