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Alors même qu’on s’attendait à ce qu’il fasse amende honorable, le lieutenant-colonel Hassan Fagaga a, une fois de plus, cru bon de remuer le couteau dans la plaie, affirmant dans les colonnes d’un confrère, jeudi dernier, qu’il « n’a jamais tué ni attaqué une position de l’Armée malienne ».

Ce faisant, il désigne à la « vindicte populaire » son « frère d’armes » Ibrahim Ag Bahanga, qui serait finalement le seul responsable des attaques meurtrières de Nampala, Niono et de l’insécurité au nord au nom d’une rébellion pour la résolution de laquelle le peuple a tout donné. « Les absents ont toujours tort » ! Et comme Ponce Pilate, qui a livré le Christ à ses ennemis pour trente deniers, Fagaga s’en lave les mains.

Mais, à supposer que le portrait idyllique qu’il dresse de lui-même soit vrai, n’a-t-il pas naguère fait défection de l’armée en sa qualité de chef d’état-major adjoint de la garde nationale avant d’entrer en intelligence avec des « bandits armés » ?

Ailleurs, en temps de paix comme en temps de guerre, c’est la Cour martiale assurée, mon colonel ! Ici, vous pouvez toujours abuser de la faiblesse manifeste de l’Etat. Dans aucun autre pays, un officier assermenté ne fuit ses responsabilités, mon colonel ! Ici, d’aucuns comme vous n’ont, hélas, plus peur du parjure pour peu ça leur redonne des avantages !

Souffrez donc que nous ne croyons plus en vous car « qui a bu boira ». Voilà pourquoi nous vous épinglons au tableau de chasse des « notes zéros » de la République parce que comme l’a dit l’autre « le ponce pilatisme est proscrit dans l’armée ».

Bayer

23 Février 2009