Partager

Alors qu’un de ses services fait l’objet de contestations de toutes parts, le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies continue de faire la politique de l’autruche, donnant en quelque sorte sa bénédiction au statu quo. Car en dépit du ras-le-bol des uns et des autres, l’on tente de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Passe si ce sont de « simples » citoyens qui se plaignent. Passe encore si ce sont des « lamentations » d’« opposants » qui auraient toujours des griefs à faire à tous vents. Mais qu’un proche du régime en place fasse le procès en bonne et due forme de l’ORTM, l’accusant d’inégalité, voire des Douze Plaies d’Egypte, est révélateur d’un malaise généralisé, qui aurait dû conduire l’autorité à « recarder » les choses pour que la devise du service corresponde mieux à la réalité… cathodique. Hélas, l’échec est patent ! « Un chef est fait pour prendre des décisions graves », disait Boubacar Sada Sy. Regret éternel !

A défaut donc d’amélioration, de traitement équitable de l’information et d’égal accès pour tous, « la passion du service public », devra être prise pour une tromperie sur la marchandise. S’il est vrai que l’ère des télévisions d’Etat est révolue, des changements radicaux s’imposent à Bozola pour que chaque Malienne ou chaque Malien puisse tirer grand profit de la télévision publique, entretenue avec l’argent du contribuable.

En étant incapable de remettre sur les rails ce puissant moyen de communication, ciment de l’unité et de la cohésion nationales ; à démocratiser son accès, Mme le ministre de la Communication justifie largement la présente « note zéro » que nous lui attribuons.


Bayer

02 Février 2009