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Pour que les armes ne crépitent plus, élus et État conviennent d’apporter le développement au nord Mali. Car de l’avis de toutes les parties prenantes, c’est un déficit de développement qui explique l’insécurité qui règne dans cette partie du Mali qui, on le sait, a un statut particulier.

Du 2 au 3 juillet 2010 dernier, un atelier sur la sécurité et le développement des régions du nord du Mali, s’est tenu au Centre international des conférences de Bamako.

Le ministre de l’administration territoriale et des collectivités locales, le général Kafougouna Koné, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, n’a pas caché sa satisfaction quant à la tenue de la rencontre. Car, dira-t-il, c’est une initiative heureuse qui mérite d’être encouragée.

L’atelier a débouché sur des propositions qui sont entre autres la concertation régulière entre le pouvoir et toutes les composantes du nord, la gestion synergique des fonds destinés au nord. Il s’agit surtout de revisiter la cause des troubles au nord du Mali et analyser les dispositions à prendre pour gérer la paix.

Selon l’honorable Guindo, député élu à Mopti, il arrive que des administrateurs détournent les dons destinés aux populations sinistrés.  »Les fonds sont détournés depuis Bamako. Cela est une cause de conflit’‘, affirme t-il. Et l’honorable Bajan d’ajouter que si le nord connaît des soubresauts, ça se répercute sur les puissances occidentales.

Or le Gspc (groupe salafiste pour la prédication et le combat de l’islam), devenu Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) va gagner du terrain avec pour conséquence, l’enrôlement de nos jeunes.

Et l’honorable député de déclarer que la seule alternative reste le développement du nord.

Pour Mahmoud Ben Katra, si le nord est devenu le champ de prédilection des bandes armées avec son corollaire de trafics de tout genre, c’est en partie dû à l’État qui ne parvient pas à contrôler cette partie du territoire.

Et Ben de proposer l’occupation par les populations de l’espace avec le soutien de l’État car, déclare t-il, la nature a horreur du vide. A ses dires, le phénomène de l’insécurité remonte à la nuit des temps et est lié aux différends qui ont toujours opposé sédentaires et éleveurs – nomades.

Pour l’honorable Abouzéïdi Maïga de Gao, avec les moyens limités de l’État, il faut le concours des populations, des partenaires et la coopération efficace entre tous les Etats de l’espace sahélo-saharienne. Somme toute, tous les intervenants ont embouché dans la même trompette : pour sortir le nord de l’ornière, il faut le développer.

Badou Sidi Koba,

Stagiaire

Le matin du 08 Juillet 2010.