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Le colonel Iwane commandant de la zone militaire de Sikasso, Iyad Ag Ali, et Achérif Ag Mohamed conseillers à la présidence sont selon les informations, les membres d’une délégation présidentielle partie négocier le retour du colonel Hassane Fagaga rentré en rébellion depuis bientôt 2 mois.

L’officier Hassane Fagaga, faut-il le rappeler, est un ancien membre de l’ex-rébellion dans le Nord du Mali. Comme tous les autres ex-combattants, il a intégré l’armée malienne, précisément à la Garde nationale à la faveur de la signature du Pacte national signé entre le Mali et le mouvement de la rébellion.

C’est le 12 février dernier que Fagaga a repris le maquis, manifestant par son comportement des velléités d’opposition à l’autorité de l’Etat. Dans cette action, il avait conduit avec lui une poignée de jeunes de la ville de Kidal donc il est aussi originaire.

A l’intérieur du pays comme à l’extérieur, l’action de ce colonel avait défrayé la chronique. Au même moment, des notabilités de la région avaient multiplié des actions de médiation pour obtenir le retour de l’officier.

Dans les revendications qu’il avait posées, cet officier de l’armée régulière malienne entré dans le maquis menaçait depuis son lieu de retranchement tous les projets de développement qui seront initiés dans la région si ses revendications n’étaient pas satisfaites.

Ses revendications portaient sur la prise en compte de sa commune suite à la décision des autorités de la Libye d’ouvrir un consulat dans le septentrion malien.

Mais, dès le début de cette action qu’il a lancée, une importante frange des communautés et tribus de l’ensemble des régions du Nord, ont eu à manifester leur désapprobation face à cette aventure condamnable de l’officier.

La suite on la connaît car quelques semaines après, certains jeunes qui l’avaient accompagné ont quitté le maquis pour retourner à Kidal.

L’action du fils d’Intalah (grand notable de cette partie du Nord) faisait partie de cela. Les antécédents de cet ex-combattant de l’ancienne rébellion touareg ne plaident pas en sa faveur.

L’officier, on le sait, était accusé, à tort ou à raison, de plusieurs faits compromettants dont la séquestration d’administrateurs civils en poste à Kidal et le saccage par ses hommes d’urnes de vote lors des élections organisées dans notre pays.

Abandonné par tous, y compris par ses propres compagnons, il n’a aucune voie de sortie que de se rendre aux autorités de la République.

Le Mali a signé un pacte national, et le président ATT qui a été aussi son artisan, n’a jamais cessé de réaffirmer son attachement à celui-ci. En acceptant de retourner à Kidal pour abandonner le maquis, le colonel n’a fait que choisir la voie du salut.

Laya DIARRA

16 mars 2006.