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Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dispose d’un bureau à Gao. Il mène également des opérations depuis Kidal et Tombouctou. Dans son bulletin n°22 de février, l’organisme international fait le point de la situation des déplacés et refugiés suite aux événements dans le Nord du Mali.

L’attaque des bandits armés contre des villes du Nord du pays a occasionné des déplacés (à l’intérieur du pays) et réfugiés (dans les pays limitrophes). On estime à plus de 100 000 les personnes déplacées et réfugiées. Dans un communiqué de presse relayé fin février 2012, le CICR affirme intervenir dans les régions du Nord du Mali et au Niger plus précisément au nord de la région de Tillabéry.

Selon Boris Michel, chef des opérations du CICR en Afrique du Nord et de l’Ouest, « les populations sont confrontées à une double crise : l’insécurité alimentaire qui frappe l’ensemble de la région et les combats dans le Nord du Mali qui provoquent des déplacements massifs de personnes ».

A en croire le CICR, les confrontations armées ont poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers dans un extrême dénuement et à chercher refuge soit à l’intérieur du Mali (au moins 60 000 personnes), soit dans des pays voisins. « Ceux qui ont fui vers le Niger se concentrent au nord de la région de Tillabéry, l’une des plus exposées à la crise alimentaire, où des violences intercommunautaires ont sévi récemment ».

Les combats ont également fait des blessés, des personnes ont été capturées et des familles séparées, ajoute M. Michel. Face à cette situation, « la priorité du CICR est de pouvoir visiter les personnes détenues en relation avec les combats et d’apporter des soins aux blessés directement, par l’entremise de la Croix-Rouge malienne ou en soutenant les structures de santé existantes ».

Le CICR continue à fournir une assistance aux personnes déplacées. « Nous nous préparons à distribuer des vivres à des personnes et des biens de première nécessité aux déplacés. Des abris, de l’eau potable, des articles d’hygiène et des soins de santé sont fournis en fonction des besoins ».

L’aide prévue par le CICR est destinée aux populations des régions de Kidal, Gao et Tombouctou au nord du Mali, et des régions de Tillabéry et d’Agadez au Niger. « Il s’agit non seulement de sauver des vies, mais aussi de soutenir les capacités de résilience des populations », dit M. Michel.

Il est notamment prévu de distribuer des vivres à des milliers de personnes, d’acheter du bétail à un prix avantageux pour préserver les moyens d’existence des nomades.

Amadou Sidibé

Le 16 Mars 2012