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Profitant des travaux de la 10e session de la Commission mixte de coopération Mali – Algérie qui s’est tenue à Bamako du 16 au 27 octobre 2007. Les représentants algériens ont laissé entendre au niveau d’une commission de travail : «si le Mali se passait des présences étrangères dans les zones frontalières, tout irait pour le mieux. La paix reviendra», nous confie une source proche du dossier.

En clair, l’Algérie demande au Mali de chasser ses amis américains, libyens et français dans la zone frontalière du Nord – Mali, s’il prétend à une paix durable dans cette zone.

Une proposition indécente et inacceptable qui ne saurait être acceptée par aucun Malien. On comprend donc pourquoi il y a quelques jours le représentant du Mali aux négociations secrètes d’Algérie, le Colonel Mamy Coulibaly, chef de la Sécurité d’Etat n’a pu donner suite à certaines exigences des rebelles encore moins à cette suggestion de l’Algérie.

Le problème du Nord – Mali se révèle de jour en jour plus complexe. En effet, chaque fois qu’on croit obtenir la libération de la trentaine de civils et militaires encore otages de Ibrahim Ag Bahanga et relancer le processus de paix, des blocages surgissent de partout.

Ce qui donne d’ailleurs l’impression d’être en face d’une question nationale mal résolue parce que les revendications se font de plus en plus claires et précises tant de la part des insurgés que des partenaires dans le dossier.

En réalité, cette partie de notre pays est aujourd’hui devenue un véritable enjeu pour des puissances étrangères, en fait une zone extrêmement sensible. Le médiateur dans ce dossier à savoir l’Algérie vient de nous en donner la preuve.

Dans la dernière interview que le Dr Oumar Mariko nous aaccordée, ne disait-il pas que dans ce dossier du Nord «nous sommes tous pris en otage, le peuple malien est pris en otage». On ne peut que le croire.

Birama Fall

24 octobre 2007.