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« Il n’y aura pas de trêve » a déclaré lundi un responsable au ministère malien de la Défense, refusant d’être nommé et s’exprimant devant un groupe de journalistes.

« Nous continuerons de nettoyer le nord (du pays) des groupes de +bandits armés+ (appellation officielle des rebelles touareg, ndlr)« , a déclaré un autre responsable du ministère de la Défense, en réponse à un communiqué publié dimanche soir par Hama Sidi Ahmed, beau-père et porte-parole du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga.

A travers ce communiqué, l’Alliance Touareg Nord Mali pour le changement (ATNM, groupe d’Ag Bahanga) acceptait « un cessez-le-feu ».

Elle disait répondre ainsi aux « sollicitations de certains pays, en particulier la Libye, lAlgérie, la Mauritanie, la France, de certains partis politiques maliens, des partenaires techniques et financiers du Mali et des Nations unies, qui appellent à larrêt des hostilités et à reprendre le dialogue pour aller vers la réconciliation et le développement ».

« Ce cessez-le feu, qui signifie un arrêt des hostilités de part et dautre, permettrait certainement de renouer le dialogue entre les deux parties, sous légide des médiateurs », poursuivait l’ATNM.


Mais l’armée malienne a répondu par un « non » sans appel:
« Nous n’ acceptons aucun cessez-le-feu. (…) Notre armée sur le terrain, est décidée à démanteler la bande de Bahanga. Nous continuons la traque, sans tenir compte de ce communiqué des +bandits armés+« , a commenté le même responsable ministériel.

Lundi, selon des sources concordantes, larmée malienne a pris position dans lextrême nord-est du pays, une première depuis le début de la crise.

Par ailleurs, 16 rebelles touareg, prisonniers, ont été transférés à Bamako.


« Nous avons ramené sous bonne escorte, dimanche à Bamako, seize +bandits armés+ qui avaient été capturés au cours de combats dans le nord du Mali ces derniers temps »,
a-t-on déclaré au ministère de la Défense.

« Ils sont bien traités et nous pouvons autoriser la Croix-Rouge à leur rendre visite », a-t-on affirmé de même source.

L’armée avait déclenché début janvier « une opération de sécurisation » dans le nord-est du pays, destinée « à anéantir » le groupe dirigé par Ag Bahanga.

Selon les autorités, 31 rebelles de ce groupe ont été tués le 22 janvier dans des combats.

Le président Amadou Toumani Touré avait, en revanche, affirmé le 20 janvier sa volonté d’appliquer l’accord de paix d’Alger de 2006 avec les autres groupes de rebelles touareg du Mali réunis dans l’Alliance pour la démocratie et le changement (ADC).

« Nous navons aucun problème avec les rebelles de lADC qui, sous la surveillance du seul médiateur, lAlgérie, acceptent les accords dAlger », a insisté lundi un responsable au ministère de la Défense.

Source: Afp

03 Février 2009