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Pour la seconde journée consécutive, le porte-parole du gouvernement a évoqué ce mercredi 8 février 2012 la question du nord avec des acteurs de médias à qui il a demandé la clémence… dans le traitement de ce problème.

Trois semaines après les opérations militaires qui se sont engagées entre le Mali et des insurgés touareg, le gouvernement pansent les conséquences médiatiques de ce conflit. Si besoin en était de rappeler la médiatisation de cette affaire qui a été très douloureuse pour l’Etat où les rumeurs voire l’intoxication, selon les autorités gouvernementales, avaient pris le dessus sur l’information.

Le mardi 7 février, le ministre de la défense et des anciens combattants, le général Sadio Gassama, et celui de la communication, porte-parole du gouvernement, Sidiki N’Fa Konaté, se sont entretenus avec la presse malienne. Au centre des échanges, la situation sécuritaire du nord du pays au sujet duquel le gouvernement «demande de favoriser l’apaisement».
Ce mercredi 8 février, le porte-parole du gouvernement a réédité le même message à l’endroit d’une cinquantaine de journalistes et animateurs de radios réunis en séminaire à la maison de la presse. «Les médias ont la mission et le devoir de préserver la cohésion sociale, l’unité nationale et le tissu social. Nous devons travailler pour que la flamme de la cohésion sociale ne s’éteigne jamais» a prêché Sidiki N’Fa Konaté.

Les manifestations populaires ayant embrasé plusieurs villes ont eu raison de cette valeur jusqu’ici sacrée au Mali. Des communautés ethniques ont été prises pour cible par des manifestants à cause de la couleur de leur peau. C’est pourquoi le gouvernement conseille à la population d’éviter dans notre pays l’installation d’un climat de haine et d’intolérance.

Seydou Coulibaly

08 Février 2012

©AFRIBONE