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Hier,la Radio Franceinternationale (Rfi) rapportait certains propos qu’aurait tenu le ministre français des affaires étrangères, Alain Jupé, devant l’assemblée de son pays à propos de la situation au nord Mali. A en croire Rfi, Jupé a déclaré «qu’après d’importantes victoires militaires de la rébellion, il faut aller à un cessez le feu. Et que la poursuite des hostilités était inacceptable… ».

Si d’aventure ces propos étaient sortis de la bouche de M. Jupé devant les députés français l’on ne peut que s’interroger sur leurs vraies motivations et la motivation du chef de la diplomatie française. Quand Jupé parle de quelle « victoire » ? Des atrocités commises à Aguel Hock par les rebelles et les combattants d’AQMI ? Des attaques contre Ménaka et Andéraboucane ? A part ces trois localités, le ministre français est-il à mesure de dire les « succès» enregistrés par les rebelles ? Mais ces propos ont le mérite de dévoiler certaines intentions du coté de Paris. S’il ne signifie pas un soutien formel, ils sont là pour traduire le sentiment qui prévaut dans certains milieux officiels français. Alors le voile se lève peu à peu. Prochain acte ?

09 Février 2012