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Depuis le 17 janvier dernier, le Mali est confronté à une situation sécuritaire préoccupante qui menace la cohésion du pays, l’unité nationale et l’intégrité territoriale. Le pays d’ATT éprouve sans doute un grand besoin de la communauté internationale pour l’aider à éteindre le feu de la rébellion dans le septentrion, qui ne recule plus devant l’armée.

Ce mardi, à Ouagadougou, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, a appelé à une cessation des hostilités entre l’armée malienne et la rébellion touareg pour permettre de convoyer l’aide humanitaire.

Il a indiqué que les Nations unies soutiennent les efforts en cours visant à créer les conditions pour un dialogue entre l’Etat malien et le Mnla. Saïd Djinnit a fait cette déclaration après un long entretien avec le président burkinabè Blaise Compaoré, selon une dépêche de l’Afp.

Cette option du dialogue qui est largement partagée par la communauté internationale doit passer par « la cessation des hostilités pour permettre d’apporter une assistance humanitaire aux personnes déplacées au Mali et aux personnes réfugiées dans tous les pays voisins », a indiqué le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu.

Samedi, l’Union africaine avait réitéré sa position sur ce conflit en condamnant toute revendication par les armes et avait invité le Mnla à utiliser l’arme de la démocratie. Le 20 mars prochain, l’UA africaine tiendra à Bamako une session spéciale de son conseil de paix et de sécurité consacrée à la crise au nord Mali.

A cette réunion sont attendues de hautes personnalités de l’Union européenne et des Nations Unies.
Pour le moment les armes continuent de tonner entre l’armée malienne, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et alliés lourdement armés.

Ces combats ont fait de nombreuses victimes dont le nombre est inconnu. Le nombre de déplacés est estimé à quelque 172.000 habitants qui ont fui les zones de combat. D’autres ont regagné les pays voisins comme le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et l’Algérie.

B. Daou

Le Républicain du 14 Mars 2012