Partager

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), pour les populations non déplacées, représente la plus grande menace, car lorsque certains se soucient de la présence des islamistes, les populations elles se préoccupent plutôt des représailles des hommes du MNLA.

Les islamistes malgré leur présence dans le désert malien depuis plus d’une décennie n’avaient jamais pénétré dans les villes principales et n’avaient jamais agressé ne serait-ce qu’un hameau. Aujourd’hui, les habitants connaissent leur salut grâce à eux.

Même si la restriction des libertés est préférable au mépris et au massacre, les populations rêvent de revivre comme avant sous une administration laïque, impartiale où les droits des habitants sont conformes aux exigences et normes universelles.

Chaque minute, chaque heure et chaque jour qui passent plongent ces populations dans l’incertitude et la désolation surtout qu’elles sont déjà étouffées par le manque de quiétude, de vivres, d’informations, de loisirs… Dis-moi lecteur de ce message que ressens-tu lorsque tu te mets à leur place ?

Elles sont préoccupées par leur survie, leur avenir, leur devenir, leur état de santé….

Si tout le monde refuse de parler, le mensonge prendra le dessus sur la vérité. Ançar Eddine malgré son islamisme est prêt à remettre les zones sous son contrôle sans combat à l’armée malienne et ou à la Cédéao dès leur présence. Entre-temps, il refuse d’abandonner les pauvres populations entre les mains des hommes du MNLA.

Certaines personnes font croire que ces hommes sont tellement nombreux que même la Cédéao ne peut y faire face. Vous savez nous sommes dans un monde où les technologies avancent sur les chapeaux de roue. Pour connaître leurs moyens humains et matériels, il suffit d’effectuer des vols de reconnaissance. La Mauritanie en fait tous les jeudis jusqu’à l’intérieur de l’espace aérien de Tombouctou.

Sinon demandez ceux qui viennent fraîchement du Nord du Mali au niveau des gares routières. Le MNLA doit encore enseigner à ses hommes de prendre l’exemple sur Ançar Eddine et agir en frères envers les habitants non déplacés.

Maintenant que le Monde entier a entendu le refus des populations du Nord-Mali pour l’indépendance de leurs localités, refus dicté au siège du Parlement de l’UE par la voix des honorables députés exclusivement élus dans les zones occupées, toutes les hostilités doivent cesser.

La seule solution qui vaille est de mettre en œuvre les accords possibles pour éviter une guerre fratricide qui fera plus de mal que de bien à cette même population au nom de laquelle tous se réclament. Aucune femme ne souhaite être veuve. Et aucun enfant orphelin. Acceptons céder, car après la guerre c’est encore à la négociation qu’on retourne.

(correspondance particulière)

Les Echos du 7 Juin 2012