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Pour cerner les problèmes sécuritaires du Nord et en comprendre ses dynamiques et ses enjeux, l’association Djoyoro fa a organisé le samedi au CICB une conférence débats sur les rebellions au nord. C’était en présence du président de l’Assemblée nationale Younoussi Touré et du président du Haut conseil des collectivités locales.

D’entrée de jeu, Salem Ould El hadj, enseignant, chercheur à la retraite, a retracé l’historique des différent rebellions au nord de 1963 à aujourd’hui. A l’en croire, il faut que tout le monde se donne la main pour vaincre la crise actuelle du Nord. Naffet Kéita, sociologue, chercheur, a développé le sous-thème : « Etre Touareg et Arabe au Mali est-ce que une question minorité ?«

Pour M. Kéita, dans les trois régions du Nord, les Touaregs ne sont pas dans une posture minoritaire. A ses dires, les différentes rebellions avant 2012 n’était pas fondamentalement la revendication d’identité, mais a-t-il ajouté, elles étaient la revendication d’une certaine communauté qui veut être reconnue comme des Maliens.

Pour Mohamed Ag Ailes, chercheur, « les Touaregs n’ont pas écrit l’histoire et ils sont victime de ça« . Selon Abdoulaye Niang, chercheur, le problème de la géostratégie est à la causse du développement de la rébellion au nord. Pour qu’il n’y ait plus de rébellion au Mali, M. Niang a préconisé la stratégie de globalisation de co-entreprise.

Pendant plus de 7 heures, les différents conférenciers ont abordé les rapports des Touaregs et les Arabes avec les autres groupes d’agriculteurs, d’administrateurs et des forces armées et de sécurité. Ils ont analysé la crise du Nord sous ses différents angles, de manière à contribuer à une meilleure compréhension des causes et des enjeux de ces rebellions à répétition.

Pour l’association Djoyoro fa, cette meilleure compréhension des rebellions est un préalable indispensable à toute solution durable à la crise actuelle.

Djoyoro fa a pour but de contribuer à la formation d’une vision et d’un projet de société progressiste pour le Mali.

Sidiki Doumbia

Les Echos du 27 Août 2012