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Selon le Gouvernement, la fin du calvaire des populations du nord du pays «est proche». «Tout est en train d’être mis en œuvre au niveau national et international pour qu’il en soit ainsi dans les meilleurs délais».

jpg_une-1130.jpgLe monde entier est «profondément préoccupé par le sort de ce pays qui traverse une période difficile, certainement la plus difficile de son évolution», indiquait le président de la République par intérim, le Pr. Dioncounda Traoré, à la tribune du groupe de soutien et de suivi de la crise malienne le 19 octobre 2012. La panoplie d’experts militaires et diplomates, à laquelle il s’adressait, s’activait à l’élaboration d’une stratégie d’intervention de forces internationales au Mali. «Le pays reprendra sa force et sa place grâce à la volonté inébranlable des maliens et des maliennes pour surmonter cette épreuve et… grâce à la solidarité agissante» de la communauté internationale.

Une mission d’experts militaires est depuis le 30 octobre à Bamako pour l’élaboration d’un plan opérationnel. Celle-ci est destinée à l’approbation du conseil de sécurité des Nations Unies qui a donné au Mali et à la CEDEAO un ultimatum de 45 jours pour élaborer une stratégie d’intervention conséquente. Les mesures en cours d’élaboration visant à reconquérir les régions occupées ont-elles déjà créé une panique chez les islamistes ?

C’est en tout cas l’hypothèse que laisse croire le gouvernement Cheick Modibo Diarra qui observe une frilosité chez les groupes armés qui se sont installés dans le nord du pays depuis sept mois. «Au fur et à mesure que se renforce la coopération internationale autour du Mali pour le rétablissement de son intégrité territoriale, le gouvernement observe une fuite en avant chez les terroristes et des narcotrafiquants qui occupent illégalement plus des deux tiers du territoire», rapporte la cellule de communication de la primature dans un communiqué le 31 octobre 2012.

Sur le terrain, la multiplication des exactions ne laisse pas pour autant présager une telle situation. Les flagellations, la destruction d’édifices symboliques ou sacrés, la mise à sac de sites vénérés où reposent nos saints, etc., continuent.

Cerise sur le gâteau, les islamistes, selon des informations, auraient tiré sur un cortège de jeunes mariés dans la ville de Goa le 28 octobre dernier. La cérémonie s’inscrivait dans une volonté de résistance des jeunes de la citée des Askia face aux islamistes qui ont imposé des restrictions drastiques dans les libertés publiques. Les «atrocités» opérées provoquent un désarroi généralisé chez la population. Cette situation, selon le gouvernement, ne restera pas impunie.

Seydou Coulibaly

01 Novembre 2012

©AFRIBONE