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Des organisations islamistes armées qui opéraient au nord du Mali ont accusé l’armée française de garder le silence sur les pertes qui lui ont été infligées au cours des affrontements l’ayant opposé aux éléments du MUJAO et des signataires du sang. Rappelons que le jeudi 22 août dernier, ces deux groupes dissidents d’AQMI avaient annoncé leur fusion et menacé de s’en prendre aux intérêts français.

Selon certaines sources, des combats auraient eu lieu le 17 août dernier quand des éléments des deux groupes cités plus haut à bord de véhicules ont tendu une embuscade à une patrouille de l’armée française près de la ville de Tombouctou vers 7 heures du matin. La source a ajouté que plusieurs engins de l’armée française ont été soit détruits totalement soit partiellement endommagés sans compter de nombreux militaires français touchés. Ces groupes ont reconnu par ailleurs n’avoir perdu que 4 éléments au cours des combats.

Ils ont indiqué que la France tentait de cacher l’incident et de ne pas le divulguer malgré de lourdes pertes enregistrées dans ses rangs. Notons que l’information n’a cependant pas été confirmée par d’autres sources. Pourtant dans son site destiné à relayer les informations issues du front, Serval reconnait avoir lancé une opération au sol dénommée » Centaure » qui a débuté le 21 juillet dernier. Celle-ci a mobilisé environ 800 militaires, des véhicules, des hélicoptères et l’appui des Rafale en provenance du Tchad voisin.

Dans le même cadre, on apprend aussi que des patrouilles ont été menées dans plusieurs villes, des habitations fouillées, des camps et grottes scrutés. A l’issue de cette opération 4000 cartouches de tous calibres, des obus de mortiers, des roquettes, des explosifs et autres matériaux de guerre ont été saisis. Mais en aucun moment, l’armée française ne fait état d’affrontements avec les islamistes.

Signalons qu’environ 3200 militaires français sont toujours présents au Mali et poursuivent des missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes ainsi qu’à poursuivre le transfert progressif de la zone aux contingents de la MINUSMA.

Maciré DIOP

L’Indépendant du 26 Août 2013.