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Le ministre de la défense et des anciens combattants du Mali, Soumeilou Boubeye Maïga, dans son allocution télévisée lors du journal de 13h00 ce jeudi 22 mai, a affirmé que la ville de Ménaka n’est pas occupée par les forces ennemies.

Cette affirmation confirme les dires de notre source militaire: « A Ménaka, la situation est calme. Nos éléments sont dans le camp », contacté par téléphone mercredi, à 20h25. Contrairement aux assertions de médias étrangers selon lesquels « Ménaka serait entre les mains du mnla ».

AFRIBONE

22 main 2014 – 15h00


Mali : Kidal occupé

Après Kidal, les groupes armés du nord du Mali se sont attaqués à la ville de Ménaka, un chef lieu de cercle situé dans la région de Gao. Les militaires maliens sur le front ont conclu qu’ils n’en pouvaient plus face à la l’armada.

A l’évidence, selon nos sources à Kidal et à Gao, c’est un impressionnant renfort qui s’est associé dans la mi-journée aux troupes que l’armée a combattu plus tôt dans la matinée.

En l’absence d’une communication du gouvernement, on ignore le bilan de cette journée de combat. Une certitude au moins : la ville de Kidal, y compris le camp militaire est sous occupation de groupes armés depuis 15 heures. Nos troupes se sont retirées de la localité en attendant une « réorganisation de son dispositif » selon le porte-parole du gouvernement tandis que dans le même temps, le président appelle à « un cessez-le-feu immédiat ».

Après avoir occupé Kidal, plusieurs colonnes de combattants rebelles se seraient rendues à Ménaka dans l’après-midi. La ville est donnée pour occupée par des médias internationaux. Et cela, sans aucun combat.

Le 21 mai – 22 mai 2014

© AFRIBONE

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Kidal entre les mains du mnla depuis 15h

Que dire?

Selon la presse étrangère, le mnla serait de nouveau maître de la ville de Kidal. Une information difficile à relayer mais que notre interlocuteur kidalois a malheureusement confirmé, les sanglots dans la voix.

Pour lui, les renforts du mnla, composés de terroristes de tous poils, djihadistes et narco-trafiquants, ont eu raison, pour le moment, de notre garnison repliée dans le camp II. Le camp I étant désormais entre les mains du mnla.

Que la force soit avec notre armée et que vive le Mali.

AFRIBONE

23 mai 2014 – 16h00

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Gouvernorat récupéré par les FAMA à la mi-journée

Après avoir informé le public, à travers le site de la présidence de la république du début des opérations militaires en vue de la reprise de Kidal, le gouvernement, par un tweet du ministre de l’économie numérique, Mahamadou CAMARA, nous apprend que le bâtiment du gouvernorat de Kidal a été repris par nos forces armées et de sécurité.

Acculé, le groupe armé demande un cessez-le-feu, comme d’habitude, après des attaques lâches et des crimes perpétrés de sang-froid sur des hommes désarmés.

Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national en hommage à tous ceux qui sont tombés à Kidal le week-end dernier.

Notons que la France a renforcé le nombre de soldats de la force Serval à Kidal en provenance notamment de la Côte d’Ivoire.

AFRIBONE

Mercredi 21 mai 2014 – 13h30

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Kidal : Tirs entre l’armée et le mnla

Des échanges de tirs sont actuellement en cours à Kidal, notamment sur la voie menant à l’aéroport. Ces tirs qui opposent notre armée nationale au mnla, ont débuté aux environs de 10h30 ce mercredi 21 mai, selon un habitant de la ville contacté par nos soins.

A 11h00, les tirs, à l’arme lourde se font entendre des quatre coins de la ville de Kidal.

Notons que dès 8h00 ce matin, nos militaires avaient occupé des positions à l’intérieur de la ville, notamment au niveau du rond-point de la chambre régionale du commerce et de l’industrie.

AFRIBONE

Mercredi 21 mai 2014



Reprise des combats à Kidal, dans le nord du Mali

BAMAKO (Reuters) – Des tirs d’armes automatiques et d’armes lourdes ont été entendus mercredi à Kidal dans le nord du Mali, place-forte des rebelles, ont annoncé un officier de l’armée malienne et les Nations unies.

L’armée malienne est en train de renforcer ses positions à Kidal et dans la région, avant une possible tentative de reconquête de ce territoire.

Huit militaires et huit civils ont été tués durant les affrontements entre l’armée malienne et les séparatistes touaregs qui ont éclaté samedi dernier au moment d’une visite dans la ville du Premier ministre Moussa Mara.

« Comme vous pouvez l’entendre, les fusillades ont recommencé entre les soldats et les rebelles à Kidal. Je ne peux pas vous en dire plus », a commenté l’officier malien joint au téléphone dans la ville.

La reprise des combats a été confirmée par le ministère malien de la Défense et la force de l’Onu dans le pays, la Minusma, mais les porte-parole sollicités n’ont pas voulu donner de précisions.

« C’était attendu », a déclaré un habitant de Kidal, Mahamadou Maiga, à propos des tirs d’armes lourdes.

L’état-major des armées françaises a annoncé mercredi l’envoi d’une centaine de soldats supplémentaires au Mali après les violences de ce week-end à Kidal. L’effectif français de la force Serval passera donc de 1.600 à 1.700.

(Adama Diarra, Pierre Sérisier et Danielle Rouquié pour le service français)

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Mali: échanges de tirs à Kidal, quatre jours après des combats meurtriers

Bamako – Des échanges de tirs étaient en cours mercredi matin à Kidal, dans le nord-est du Mali, entre des soldats maliens et des groupes armés, dont des rebelles touareg, selon trois habitants et une source militaire de l’ONU joints sur place.

Quatre jours après des combats meurtriers dans cette ville, ces sources ont fait état mercredi de nouveaux affrontements qui ont commencé en milieu de matinée et étaient audibles lors de leurs échanges téléphoniques avec un journaliste de l’AFP à Bamako.

L’armée malienne tire, les rebelles touareg aussi, a déclaré un des habitants. Ca tire fort, a dit un autre.
Les tirs viennent surtout du côté de l’armée malienne, a précisé un troisième.
La source militaire jointe à la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a indiqué que les coups de feu proviennent de toutes les parties, sans les identifier nommément.

Le renforcement des positions des uns et des autres ne pouvait déboucher que sur ça, a-t-elle estimé, en référence aux renforts annoncés tant des forces maliennes que des groupes armés.

(©AFP / 21 mai 2014 13h18)