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Des informations font état du départ de combattants rebelles de Kidal pour échapper au cantonnement prévu par l’accord préliminaire signé au Burkina. Le colonel Alghaimar du MNLA, membre de cette commission mixte, soutient évidemment ne pas être au courant. « Il y a des combattants qui sont dans la ville, et qui devaient être cantonnés dans d’autres régions. Or tous les combattants préféraient se rapprocher où il y avait leurs familles, dans leur zone », a-t-il tenté de justifier.

Cette situation confirme la rupture entre les combattants du MNLA et leurs leaders qu’ils ont taxé d’avoir signé un accord qui ne prend pas en compte leurs aspirations à Ouagadougou. Une rupture qui s’est traduite la semaine dernière par les actes de sabotage de certains combattants rebelles qui ont été aperçus en pleine opération de pose de mines sur les différents axes routiers menant à la ville de Kidal mercredi, apprend-t-on de sources concordantes de passagers et chauffeurs de véhicules.

« Nous les avons vus en train de creuser des trous sur la route. Ils nous ont conseillés de ne plus emprunter cette route. Certains groupes s’affairaient à visser quelques choses sur des sortes de boites en forme d’assiette, à une cinquantaine de km de la localité d’Anéfis », avait d’ailleurs certifié un chauffeur de camion de transport.

L’objectif visé, avait ajouté un notable d’Anéfis, est de causer de sérieux dégâts aux forces armées maliennes au cours de leur progression sur Kidal. En tout cas, le chemin de la paix sera parsemé d’embuches plus ou moins dangereux.

Youssouf Coulibaly.

L’Indicateur du Renouveau du 25 juin 2013