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Le Collectif pour la libération de Kidal et l’intégrité territoriale du Mali qui regroupe des syndicats, des organisations coopératives, des partis politiques, des groupements d’association et d’ONG, des organisations confessionnelles, entre autres, se dit meurtri et indigné par une «situation humiliante qui perdure à Kidal», où les rebelles du mouvement national de libération de l’azawad (mnla) dictent la loi depuis près d’un an.

Dans un élan de solidarité en faveur du Mali, la France et l’Organisation des nations unies (Onu) ont engagé des opérations militaires visant à chasser les islamistes qui ont occupés le nord du pays pendant huit mois en 2012. Ces troupes internationales en appui aux forces de défense et de sécurité malienne ont permis de libérer les régions de Gao et de Tombouctou e en quelques semaines.

La rébellion du nord du Mali est une «situation dramatique qui n’a que trop duré», s’indigne le collectif, appelant le président de la République et le gouvernement à une solution définitive. Le président Ibrahim Boubacar Keïta affirmé à multiples reprises que l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la souveraineté du Mali ne sont pas négociables. Cette position, le Collectif pour la libération de Kidal et l’intégrité territoriale du Mali «approuve et soutient sans réserve». «Il nous faut un sursaut national derrière nos autorités pour exiger la libération immédiate et sans condition de Kidal et de toute la huitième région, la restauration de l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire national, l’établissement et la consolidation de la paix et de la sécurité dans toutes les régions du Mali».

Elle a organisé une marche pacifique ce vendredi pour dénoncer une «situation créée… et qui fait que la région échappe scandaleusement au contrôle de l’état Malien». Et attendait une mobilisation remarquable de la population. Dans son allocution, le président du collectif, Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djikoroni, a indiqué que son organisation est un mouvement patriotique, qui se veut catalyseur d’actions de salut public. Selon lui, les maliens doivent prouver leur capacité légendaire de dépassement des intérêts personnels au profit de l’intérêt général de la nation.

Cheick Larab Diarra

Le 27 Décembre 2013