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L’ancien Premier ministre sénégalais Idrissa Seck, accusé en 2005 de malversations financières et emprisonné pendant sept mois dans le cadre de cette affaire, a bénéficié d’un « non-lieu » total. La commission d’instruction de la Haute Cour de justice, qui a prononcé cette décision, était chargée d’enquêter sur des malversations présumées portant sur plusieurs milliards de FCFA dans le cadre de travaux à Thiès, ville dont l’ex-Premier ministre est le maire. Loin de crier vengeance, l’ancien Premier ministre a préféré jouer l’apaisement hier lundi : « J’ai pardonné. Pour moi, c’est une page qui est derrière nous. Je suis résolument tourné vers l’avenir. Ma vie politique va reprendre son cours normal ». Il faut dire que le contexte politique a changé depuis le début de l’affaire. Le 12 janvier dernier, M.Seck a proclamé des « retrouvailles sincères, totales et non ambigües » avec le président Wade. L’ancien Premier ministre se pose désormais en rassembleur de la famille libérale. Il ne tolèrera cependant, dit-il, « aucune autre autorité que celle du chef de l’Etat ». Une référence claire à Karim Wade, le fils du président, qui vient de faire son entrée au gouvernement à la tête d’un super ministère. (Rfi)