Partager

Non délivrance des bulletins de notes des élèves du secondaire à Bamako et grève illimitée à l’IUG L’AEEM en grève à partir du 2 juin 2016

Après avoir tenu son comité directeur le dimanche 29 mai 2016 à la Faculté des Sciences Techniques(FAST), le Bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (BC-AEEM) a rencontré les hommes de média le lundi 30 mai 2016 à son siège (sis à Badalabougou) pour dénoncer ce qu’ils appelent «  l’irresponsabilité des autorités en charge de l’éducation » sur les deux points de revendications de l’AEEM qui sont: la non délivrance des bulletins de notes des élèves au niveau secondaire dans le District de Bamako et la grève illimitée des professeurs de l’Institut Universitaire de Gestion (IUG). A cet effet, le comité directeur qui est l’instance entre deux congrès a lancé un préavis de grève pour le jeudi 02 juin 2016 s’il n’obtient pas satisfaction des points cités dessus.

L’information a été donnée par le secrétaire général de l’Aeem, Abdoul Salam Togola. Il s’agit de mettre fin à toute activité pédagogique au niveau du secondaire et supérieur sur le plan national à partir du jeudi prochain, si une solution n’est trouvée à ces blocages, selon lui. Pour Togola, ces deux revendications constituent une nécessité pour le bon fonctionnement du système éducatif malien.

Dans ses propos, Abdoul Salam s’est indigné que depuis la rentrée scolaire 2016, les élèves du secondaire de Bamako n’ont pas reçu leur bulletin de note alors qu’ils doivent partir en examen très bientôt. A ce titre, il a dénoncé l’inégalité instauré par le département en charge entre les élèves de Bamako et leurs camarades du reste du Mali qui, dit-il, doivent être traités sur le même pied d’égalité.

Cependant, il regrette que les étudiants de l’IUG soient privé de cours depuis 3 mois, cela est dû, dit-il, au manque de volonté des autorités en charge de cette questions. Aux dires de Togola : « on déplace les problèmes au lieu de les résoudre.

Nous tendons vers un système en 2018 qui parle d’un baccalauréat harmonisé, si le système éducatif ne change pas, l’élève malien n’aura pas sa place dans ce baccalauréat harmonisé ». Enfin, Abdoul Salam a pointé un doigt accusateur sur l’irresponsabilité des autorités éducatives qui font croire qu’il y a un bicéphalisme au niveau de l’AEEM et de souligner que la politique de diviser pour mieux régner ne marchera pas dans l’espace universitaire.

Hadama B. Fofana

Le Républicain du 31 Mai 2016