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Les enseignants hospitalo-universitaires de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie, exerçant des fonctions de soins, d’enseignants et de chercheurs dans les structures sanitaires, menacent de cesser leurs activités hospitalières si rien n’est fait avant le 26 avril 2007. C’est ce qui ressort du communiqué qui nous a été remis le jeudi 19 avril par leurs délégués.

En effet, ces enseignants sont déçus par le Ministère de la Santé qui, depuis la signature de la Convention hospitalo-universitaire, le mardi 12 décembre 2006, ne parvient pas à honorer ses engagements. La convention, qui a été signée entre les hôpitaux et l’Université du Mali vise à donner un véritable contenu au statut de la bi appartenance.

En clair, les départements de la Santé et de l’Education Nationale s’engagent à rémunérer ces travailleurs. Depuis l’entrée en vigueur de ce document, Mme Maïga Zeïnab Mint Youba ne s’exécute pas, contrairement à son homologue Mamadou Lamine Traoré.

Il faut noter que la pomme de discorde entre la ministre de la Santé et les enseignants concerne le décret N° 03-346/PRM du 7 août 2003 fixant les modalités de mise en œuvre de la convention hospitalo-universitaire dans ses articles 24 et 30. Des articles qui stipulent que « outre les fonctions universitaires exercées à la faculté, le personnel hospitalo-universitaire assure des fonctions d’enseignement pour les formations initiales ou continues… En dehors de la rémunération universitaire payée par le ministère chargé de l’enseignement supérieur, le personnel hospitalo-universitaire en activité perçoit une rémunération hospitalière due au titre et activités exercées pour le compte de l’établissement public qui en assure la charge« .


Ramata Tembely

23 avril 2007.