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Mardi dernier, l’homme qui avait présidé un Comité conjoint de l’Onu et de l’Union africaine sur le maintien de la paix en Afrique en 2008, Romano Prodi, a été nommé comme envoyé spécial des Nations unies pour le Sahel par le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon.

La résolution de la crise malienne est le principal objectif de l’ancien président de la Commission de l’Union européenne (1999-2004) et chef du gouvernement italien à deux reprises (1996-1998 et 2006-2008). Sa feuille de route est en deux points. Le premier consiste à coordonner les efforts de l’Onu pour mettre au point et appliquer une stratégie régionale intégrée pour le Sahel. Le second vise à susciter, soutenir et coordonner l’engagement international en appui aux efforts des pays du Sahel pour régler la crise complexe de la région, y compris en se concentrant dans un premier temps sur le Mali, dont le nord est contrôlé par des islamistes extrémistes.

«M. Prodi sera basé en Italie et sera assisté par une équipe», a précisé le porte-parole de l’Onu, Martin Nesirky. Surnommé «il Professore» (le professeur), une référence à sa première carrière de professeur d’économie et à son abord austère, Prodi a montré des talents de négociateur habile et pugnace, d’abord à la tête de l’Institut pour la reconstruction industrielle (Iri), la plus importante holding publique italienne à partir de 1982, puis en politique où il s’est lancé dix ans plus tard, à 50 ans passés.

Rokia DIABATE

Le Prétoire du 12 Octobre 2012