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Démissionnaire il y a quelques jours de l’Urd, la mairesse de Goundam serait tentée par une aventure ministérielle. L’annonce de son adhésion au parti présidentiel est désormais une question de formalité. Derrière cette adhésion, se cacherait un poste ministériel juteux lors du prochain remaniement ministériel à la fin de l’année.

L’Union pour la République et la démocratie vient de perdre un cadre de poids dans la région de Tombouctou. Il s’agit bien de la mairesse de la ville de Goundam, Oumou Sall. Cette dame avait rallié en 2013 l’URD, le parti de Soumaïla Cissé, en provenance du PDES.

Les raisons de son brusque départ seraient liées à une ambition ministérielle. Le remaniement ministériel tant annoncé pour cette fin d’année, Oumou ne veut pas rater cette opportunité. Pour ce faire, elle devait se rapprocher de la majorité présidentielle.

Les tractations pour ce rapprochement auraient été dirigées par un certain Mahamane Baby, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, par ailleurs cadre du Rpm dans la région de Tombouctou. Selon une source sûre, Baby, qui a déjà fait démissionner plusieurs cadres d’autres partis pour son parti, aurait convaincu Oumou de quitter l’opposition.

Pour son projet de poste ministériel, Oumou Sall peut compter sur le soutien sans faille de Baby et les membres du Coren dont elle est membre. Mais, pour faciliter et accélérer les choses, Oumou devait accepter certaines conditions, notamment démissionner d’abord de l’Urd qui est de l’opposition, et rallier ensuite le parti présidentiel. Selon des indiscrétions, l’annonce de cette adhésion serait une question de jour.

Avant cette annonce, une grande partie des membres du bureau exécutif du Rpm ne voit pas cette arrivée d’un bon œil. Selon un cadre, si cette arrivée se confirme, il y aurait une grande crise au sein du parti car les anciens ne peuvent plus accepter que les nouveaux viennent au parti uniquement pour des postes ministériels.

Un autre bras de fer s’annonce avant le congrès du Rpm et les élections communales. À propos de ces élections, Oumou Sall n’est toujours pas candidate à sa propre succession ; une situation qui confirme de plus en plus les ambitions ministérielles de la dame de fer de Goundam.

Wassolo

Du 10 Octobre 2016