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Date et fête commémorative de la nativité du Christ pour la la communauté chrétienne, le 25 Décembre est célébré partout dans le monde entier et le Mali ne déroge pas à cette règle.. Des achats de jouets pour les enfants, en passant par des préparations de mets spéciaux dans les familles et entre ami l’esprit de Noël est répandu de part et d’autres dans les villes, histoire de respecter cette tradition de partage et de communion avec ses proches. Cependant, force et de constater que peu voire aucun engouement n’ a emboîté le pas à cette réjouissance cette année.

Diverses raisons expliquent cet état de fait et dont témoignent quelques Bamakois:

Youssouf Coulibaly : L’esprit festif de Noël tend à disparaître. Les années
précédentes, on sentait une certaine ambiance de fête dans les rues et les salons de coiffure et marchés de la capitale. Étaient bondés et tout le monde fêtait Noël sans distinction religieuse. Seulement le contexte économique du pays actuellement, ne permet plus ces dépenses. La cherté de la vie actuelle a tout chamboulé.

Adama Coulibaly : La fête du 25 décembre était considérée comme un avant-goût de la fête du 31 décembre.Mais tel n’a pas été le cas cette année 2018. le manque de moyen financière conjugué à la sécurité précaire ont pris le dessus sur l’envie de sortir et de fêter.

Abdoulaye Diarra et Kaba Makalou Vendeurs de jouets et de sapins: J’atteignais ma recette journalière depuis le 15 Décembre les années précédentes. Mon chiffre d’affaire variait entre 200 000 à 300 000 Fcfa pour la vente des produits de Noël. Mais cette année e marché est rude à cause de la rareté des clients La recette n’atteint même pas 50 000fcfa, et les clients ne sont plus patients quant aux marchandage du prix des jouets.

Seydou Magassa enseignant chercheur et sociologue :La ville était assez mouvementée à l’approche et pendant la fête de Noël. Tout comme les autres fêtes religieuses.Au delà de période de vache maigre que connaît notre pays,l’ascendance des prêches des leaders religieux de confession musulmane participent massivement au recul de a célébration des fêtes de Noël et du 31 Décembre . Ainsi, plusieurs jeunes ont arrêté de commémoré ces deux fêtes. Le mali étant un pays à 90% musulman, rien de plus normal que le culte du père Noël descendant du ciel tend à s’effacer au profit des dures réalités économique du pays.

Bissidi Simpara

Bamako, le 26 Décembre 2018

©AFRIBONE