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A deux semaines de l’élection du président de la République, prévue pour le 28 juillet, le taux de retrait dépasse 60 % dans toutes les régions. Pour Kidal, la distribution des cartes a commencé, le taux de retrait est attendu aujourd’hui.

Au moment où la campagne électorale bat son plein, le retrait des cartes électorales se poursuit normalement sur toute l’étendue du territoire nationale sans incident.

De Kayes à Kidal, les personnes enrôlées par le Ravec prennent d’assaut les centres de retrait des cartes. Commencé le 28 juin avec un enthousiasme certain, le retrait des cartes connaît une baise d’affluence malgré l’assouplissement des conditions de retrait par le département de l’Administration territoriale.

C’est le constat fait dans plusieurs centres de retrait. A Kalabancoro, Baco-Djicoroni, Lafiabougou, Hamdallaye, les gens ne se bousculaient plus. Une situation qui irrite les agents de distribution qui « invitent les populations à venir retirer leurs cartes ».

Approché, le directeur national de l’intérieur, Bassidi Coulibaly, ne désespère pas. A ses dires, « d’ici la date limite de retrait, 95 % des cartes seront retirées ». Et de dévoiler la situation de distribution des cartes à la date du 12 juillet. Pour M. Coulibaly, la situation de retrait dans l’ensemble donne espoir.

A Bamako, la situation générale est la suivante : sur 1 051 972 cartes remises, 619 900 ont été retirées, soit 59 %. A en croire M. Coulibaly, dans les régions, le taux de retrait atteint presque les 70 %.

Le plus fort taux de retrait est signalé à Ségou avec 77 %. Les régions de Mopti, Tombouctou et Gao ont un taux respectivement de 71 %, 65 %, 63 %. Avec 91,84 %, le cercle de Bandiagara détient le record de taux de retrait des cartes sur le plan national.

Pour Kidal, notre interlocuteur a laissé entendre que la commission de distribution et les autres structures chargées d’organiser les élections travaillent d’arrache-pied pour la distribution des cartes qui « se passe sans problème ». Le taux de retrait dans cette région est attendu aujourd’hui.

Amadou Sidibé

Les Échos du 16 Juillet 2013