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Hier vers 13h, un gros poisson fournissant des médicaments aux forces du mal a été pris la main dans le sac. Le supposé trafiquant, A.T, qui est natif du Cercle de Niafunké, serait membre ou le cerveau d’un réseau qui alimente les terroristes. Les investigations se poursuivent pour traquer d’éventuels complices.

Les faits se sont déroulés au bord du fleuve à Niafunké, à l’endroit précis où le bac traverse le fleuve en direction du Gourma de Niafunké, une zone encore occupée par des terroristes se situant entre Niafunké et Mopti. En effet, lors d’un contrôle de routine, les hommes d’Abdoulaye Tangara, commissaire adjoint au commissariat de Niafunké, découvrent 69 cartons de médicaments pour traiter des femmes et enfants.

Le convoyeur ou propriétaire a soutenu que les médicaments sont envoyés par l’ONG Save The Children aux centres de santé communautaire (Cscom) du Gourma : Saraféré, Banikane, Koumaira et N’Gorkou. Quelques minutes de vérifications ont suffi pour comprendre que cette ONG a fermé ses portes depuis plus de 2 mois á Niafunké et ne serait pas au courant de cette opération, selon ses responsables.

Le dimanche 14 avril aux environs de 17 heures, l’équipe de garde du poste fluvial a saisi une camionnette contenant 36 fûts de 200 litres de gasoil et divers produits tels que la farine, des dattes, oignon, pommes de terre, patates et même des feuilles de tabac. Le transporteur et son équipe sont aux arrêts pour les besoins de l’enquête.


Tout porte à croire qu’il existe un réseau de financement des Groupes armés basés dans le Gourma (Sud) de Niafunké. Des commerçants et autres résidents du cercle seraient leurs complices, aidant ainsi les GAT à s’approvisionner en vivre et carburant. La même semaine 48 bœufs ont été également saisis. 

Amap-Niafunké

Source: L’Essor