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Neuf femmes, âgées de 46 à 91 ans, ont été reconnues coupables de « mutilation génitale féminine » pour quatre d’entre elles, et de « complicité » pour les autres, pour l’excision d’une trentaine de fillettes en février à Katiola (400 km au nord d’Abidjan) lors d’une cérémonie rituelle. Elles ont toutes été condamnées à un an de prison et 50.000 FCFA (75 euros) d’amende. « Cette condamnation est la première du genre en Côte d’Ivoire » et « permettra de réduire le phénomène de l’excision », s’est réjoui auprès de l’AFP Patrick Yedess, chargé des questions d’état de droit au sein de l’Opération des Nations unies dans le pays (Onuci), présent au tribunal. « Selon des sources concordantes, il n’y avait pas encore eu de jugement d’exciseuses en Côte d’Ivoire », a confirmé à l’AFP à Abidjan Suzanne Maïga Konaté, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Les neuf femmes condamnées ne seront pas incarcérées, en raison de leur âge, selon l’UNFPA. Une fillette de trois ans est décédée fin 2011 des suites de ses blessures liées à cette pratique traditionnelle à Dabakala, à 80 km au nord-est de Katiola.AFP.