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Les parents sont invités à déconseiller les baignades dans le fleuve Niger à leurs enfants

La découverte d’un corps au niveau du pont Fad, dans la soirée de mercredi 27 août, est un signe annonciateur de la cascade de noyades qui accompagnent souvent les grandes crues du fleuve Niger.

C’était aux environs de 16 heures 30 minutes que, contre toute attente, les passants ont, à partir du pont Fad, vu un corps qui flottait dans les eaux du fleuve Niger. Ce spectacle macabre a, non seulement, attiré du beau monde sur le pont, mais aussi provoqué un embouteillage sans précédent.

Alertée, la brigade fluviale de Bamako a aussitôt dépêché ses plongeurs sur les lieux. Il s’agissait d’un corps non identifié, en pleine décomposition, qui a été remis aux bons soins de la Voirie pour son inhumation.

Cette découverte fait penser à la cascade de noyades qui a marqué l’hivernage de 2007.
En effet, pour le seul mois de septembre, la brigade fluviale de Bamako a enregistré neuf noyades.

Tous des enfants dont la fourchette d’âge varie entre 8 et 15 ans. On se souvient des cas de Mohamed Bah, 11 ans, élève à l’école catholique, Souleyman Diaw, 8 ans, élève à l’école fondamentale de Djikoroni, Moussa Traoré, 14 ans, à l’école fondamentale de Sabalibougou, pour ne citer que ceux-là.
Des élèves qui ont perdu la vie au cours d’une baignade dans le fleuve Niger en pleine crue.

Il y a un besoin pressant pour la brigade fluviale d’organiser des campagnes de sensibilisation, voire des répressions s’il le faut, pour surveiller les berges en permanence et chasser les enfants.

Pierre Fo’o MEDJO

29 Août 2008